C'est le journal "Les Echos" qui révèle, ce matin, l'information. Sans exagérer (ou alors "à peine") c'est une "petite bombe" qui peut bouleverser le secteur des télécoms et, donc, notre vie numérique de tous les jours. Apple (puisqu'il s'agit une nouvelle fois de la marque à la pomme, et de son charismatique patron, Steve Jobs) serait en train, selon le journal économique, de préparer la révolution, en déclenchant une véritable guerre contre les opérateurs de téléphonie mobile. N'importe qui d'autres qu'Apple qui afficherait une telle prétention, déclencherait l'hilarité générale. Mais de la part d'une entreprise qui a réussi à tordre le bras, ces dernières années, à la puissante industrie du disque (en créant son propre magasin en ligne, en imposant ses prix et ses marges)... de la part, encore, du créateur de l'ipod, de l'iphone, de l'ipad (des succès planétaires), un projet comme celui-ci devient immédiatement crédible. Et légitimement, les opérateurs téléphoniques peuvent commencer à s'inquièter. Au passage, Apple n'affiche rien du tout: comme à son habitude, il n'y a aucune information officielle sur ce projet. L'entreprise californienne a fait signer à tous ses interlocuteurs des clauses de confidentialité très sévères. Mais, ça rend les révélations des Echos, ce matin, d'autant plus intéressantes. Alors de quoi s'agit-il? Apple, dans le plus grand secret, vient de mettre au point, avec la société française Gemalto, une carte SIM de nouvelle génération: une carte qu'on aurait plus besoin d'installer dans son téléphone portable puisqu'elle serait scellée à l'appareil. Ce qui important, c'est qu'elle deviendrait, en fait, universelle. Et permettrait de passer d'un opérateur à l'autre, sans difficulté. Dans le schéma élaboré par Apple, la marque s'imagine devenir un opérateur virtuel (rien légalement ne l'en empêche). Elle se verrait bien vendre simultanément appareil et abonnements, effaçant le nom du réseau téléphonique. En coulisse, elle ferait jouer la concurrence entre opérateurs, et gérait les passages de l'un à l'autre, en fonction des tarifs. Les opérateurs (en France: Orange, SFR ou Bouygues) seraient relégués au statut de simples responsables de la maintenance des réseaux, des tuyaux. A Apple en revanche, les fichiers-clients et le potentiel commercial immense qui va avec. Ca ressemble beaucoup, à Steve Jobs, tout ça: un mélange de mépris (pour les autres), de prétention (pour lui même et son entreprise)... mais aussi d'une imagination sans limite qu'il lui fait proposer un total renversement du modèle économique du secteur des télécoms. En sa faveur. On va suivre ça, évidemment. Et va voir si, dans les prochains mois, les opérateurs se font, après beaucoup d'autres, croquer par la pomme. Terrrrrrrrible suspens... C'est, déjà en temps normal, l'un des indicateurs économiques les plus suivis sur de la planète: il donne le "tempo" sur toutes les places boursières et dit au monde à quelle sauce il va être mangé, ou pas. Mais, ce vendredi, l'attente atteint des sommets. C'est à 14h30 GMT (16h30, heure de Paris) que sera révélée l'estimation de la croissance économique américaine, au 3ème trimestre. C'est-à-dire quelques jours avant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Un "bon" chiffre aiderait beaucoup les Démocrates, en difficulté. A l'inverse, une estimation décevante ferait le jeu des Républicains. Cette publication arrive, également, à quelques jours d'une importante réunion de la Réserve Fédérale Américaine. La FED doit décider, la semaine prochaine, si elle intervient, oui ou non, massivement pour relancer l'économie américaine. Avec des conséquences pour toutes les autres économies de la planète.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.