Depuis plusieurs semaines, on avait eu les "fuites" du Rapport Gallois. Vraies ou fausses, elles ont beaucoup aggacé le Premier Ministre. "Ah le rapport Gallois. Vous l'avez lu le rapport Gallois?" avait-il lâché à des journalistes, jeudi dernier, qui le pressaient de questions. "Comme vous ne l'avez pas lu, vous racontez des choses qui ne sont pas dedans!". Après les "agaçantes" fuites donc, nouvelle étape, franchie hier, dans cette longue attente (qui devrait s'achever, lundi prochain, 5 novembre): la publication d'une sorte de "pré-rapport Gallois". C'est dans le Journal du Dimanche qu'on l'a trouvé. Signé par l'AFEP, l'Association Française des Entreprises Privées. Elle réunit les patrons des 100 plus grosses entreprises françaises . L'Association est généralement plutôt discrète, mais là, les grands patrons ont décidé de frapper un "grand coup" en publiant un texte, à l'adresse du gouvernement et de François Hollande. Cela dit, la manchette du JDD d'hier est trompeuse: il ne s'agit en aucun cas d'un "ultimatum". Pas de menace par exemple, de quitter la France: "nous nous sentons profondément attachés à notre pays", est-il écrit en conclusion. En fait, c'est plutôt d'un texte politique, "balancé", équilibré, entre des revendications patronales connues, pour la plupart, et les préoccupations actuelles de l'exécutif. On jurait un texte signé par un "grand industriel... de gauche". Bref, on dirait le rapport Gallois! On y retrouve ses préoccupations. Et on y retrouve, aussi, sa pondération légendaire. Au passage, on note que le terme "pacte", "pacte de compétitivité" est désormais celui qui s'impose: poussé par le Medef depuis 1 an, repris à son compte par le Chef de l'Etat, vendredi dernier, il est utilisé aussi par les grands patrons. Des grands patrons qui poussent, sans surprise, l'idée d'un "choc de" compétitivité"; c'est là, évidemment, le "point dur", et le but essentiel de l'initiative. "Au moins 30 milliards de basculement de charges, proposent-ils, compensés par une hausse de la TVA, et surtout, par une réduction massive de la dépense publique". Les grands patrons défendent les gaz de schistes. Ils demandent une transition énergétique "pragmatique". Mais, dans son texte, l'AFEP prend soin de saluer les "contrats de génération", chers à François Hollande. N'oublient pas de parler de la Banque Publique d'Investissement. Ils acceptent aussi de soummettre leur rémunération au vote des Assemblée générales d'actionnaires, en guise de contrepartie. Le texte est habile, au final, même si ses auteurs se montrent déterminés et s'ils font monter les enchères. Il sera remis, officiellement, aujourd'hui, au Président de la République.

A table. Un député socialiste réclame une hausse de la TVA dans la restauration. Il s'agit de Thomas Thévenoud, député de Saône-et-Loire. Dans un rapport qu'il présentera, demain, en Commission des finances à l'Assemblée nationale, il dénonce l'échec du passage de 19,6 à 5,5% (puis 7%) du taux de TVA dans la restauration. Une mesure prise, en 2009, par Nicolas Sarkozy. Les restaurateurs, selon lui, n'ont pas respecté leur partie du contrat, en terme de prix, de salaires ou d'emplois. Pour lui désormais, 2 possibilités: le retour à 19,6. Mais sa préférence va plutôt à un relèvement du taux de TVA dans la restauration, à 11 ou 12%.A la maison. Les "Occupy Wall Street" n'y étaient pas arrivé, Sandy, l'ouragan, impose la fermeture de la bourse de New York. Pour quelques heures. Il n'y aura pas échange aujourd'hui, à Wall Street. En raison des risques météo, à Manahattan. Ce sera sans doute, la même chose, demain mardi.

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