• Ne pas baisser la garde

    Si DSK était de retour, quelques instants hier au FMI, à Washington (pour faire ses adieux au personnel), c'est un autre "retour" qui a suscité beaucoup de commentaires. Le retour de "Christine Lagaffe". C'est le surnom qui avait été, méchamment, donné à la nouvelle ministre de l'économie française qui, au début du mandat de Nicolas Sarkozy, avait multiplié les bourdes. "Faites du vélo" avait-elle lancé aux automobilistes confrontés à la hausse du prix de l'essence. Autre "boulette": elle avait évoqué l'idée d'un "plan de rigueur" à l'époque, où surtout, il ne fallait pas en parler: les temps ont bien changé.

Alors, Christine Lagarde, désormais, Directrice générale du Fonds Monétaire International, commencerait-elle son mandat à Washington, de la même façon? Certains le pensent après sa "sortie", vendredi dernier, sur les banques européennes. "Il est urgent de les recapitaliser" a-t-elle dit. "C'est essentiel pour mettre fin à la contagion". Un économiste s'étranglait encore, hier, au téléphone après cette déclaration "suicidaire" selon lui: comment la patronne du FMI peut-elle suggérer que les banques européennes ne sont pas assez solides, pour affronter le ralentissement de l'activité qui pointe? Comment peut-elle, dans sa position, raviver les inquiétudes, après le mois d'août que viennent de connaître, à la bourse, des grands établissements bancaires? Le secteur a perdu 32% de sa valeur cet été. Après les rumeurs de marchés, viennent donc, les doutes du FMI. De l'huile sur le feu. A la Société Générale, on a dû s'étrangler, là aussi. Et brûler des cierges tout le week-end, avant l'ouverture des marchés. D'autant que la Directrice générale n'a pas été très précise, selon les observateurs. Pourquoi n'a-t-elle pas distinguer la situation, selon les pays européens. Selon la taille des banques. De quel risque parle-t-elle? Et puis, l'ancienne ministre européenne qu'elle est, a-t-elle déjà oublié le résultat des tests de résistance, qui se sont avérés positifs? Le Finantial Times d'hier révélait que les gouverneurs des banques centrales, réunis aux Etats-Unis ce week-end, ont critiqué, assez sévèrement, cette déclaration de Christine Lagarde. Qui a dû, hier, observer comme le lait sur le feu, les indices boursiers, pour voir si sa "boulette" allait avoir des conséquences. Il n'en a rien été. En Europe, les valeurs bancaires ont toutes terminé dans le vert.

  • L'Italie abandonne sa "taxe sur les riches".

    Elle était prévue dans le plan d'austérité italien, annoncé mi-août. Silvio Berlusconi l'avait accepté "à contre-coeur". Hier, le président du Conseil italien a, finalement, réussi à retirer le projet à la faveur d'un accord passé avec son allié de la Ligue du Nord. La "taxe sur les riches", en Italie, sera remplacée par des mesures nouvelles contre l'évasion fiscale.

  • Un peu moins.

    Le FMI s'apprête à abaisser, assez nettement, ses prévisions de croissance. Pour les Etats-Unis: seulement 2%, attendus, désormais, en 2012. Le FMI s'inquiète, également, pour la France: il prévoit 1,8% de croissance, cette année. Et 1,6, au maximum, l'année prochaine.

  • Un peu plus.

    La pauvreté progresse en France, selon l'INSEE. Fin 2009, en pleine crise, 8,2 millions personnes vivaient sous le seuil de pauvreté: près d'un Français sur 7. La crise a aussi freiné, légèrement, la progression du niveau de vie général, en France.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.