Référence, évidente, au départ, annoncé hier, de Daniel Bouton de la présidence de la Société Générale. Hier encore, on a appris que Dominique Ferrero était écarté de la tête de Natixis, la banque de financement et d'investissement, filiale commune des Caisses d'Epargne et des Banques populaires qu'on ne présente plus : un projet ambitieux qui est allé droit dans le mur. Son cours de bourse - que les actionnaires ne manqueront pas de rappeler aujourd'hui, à l'occasion de leur assemblée générale - résume bien ce parcours catastrophique : 19,55 euros lors de son introduction, en 2006. 1,70 aujourd'hui. C'est bien la chute de Natixis qui a accéléré la décision de fusionner les deux maisons-mères et qui leur a valu, comme une sorte de reprise en main politique, l'arrivée de François Pérol, l'homme de l'Elysée à la tête du nouvel ensemble. A la Générale... dans les Caisses d'Epargne, aux Banques populaires, on doit regarder, du coup, avec un peu d'aigreur, d'amertume, l'autre nouvelle d'hier, dans le secteur bancaire : le "sacre européen" de BNP-Paribas. Après plusieurs tentatives, moults rebondissements, elle met, enfin, la main sur Fortis. Avec ce rachat, BNP-Paribas devient la première banque de dépôt de la zone euro. Comme les autres (ses homologues françaises), ses comptes sont "plombés" par la crise des subprimes. Comme les autres (et même plus que les autres!), l'Etat est venu à son secours. Comme chez les autres, la rémunération des patrons soulève quelques questions (les retraites-chapeau, par exemple) mais c'est comme ça, BNP-Paribas semble épargnée globalement par toutes ces critiques (politiques, notamment), quand Daniel Bouton, lui, servait de "coupable expiatoire" à tout le monde. Et BNP-Paribas fait même figure de grande gagnante, au final, de cette crise, avec le rachat d'hier ! Elle garde, du coup, face à la débâche des autres, son statut de "grand méchant loup". Un prédateur qui agace. Et qui inquiète. Demain... un 1er mai "historique" ! C'est le pronostic de Bernard Thibault. Le secrétaire général de la CGT prévoit une mobilisation sans précédent demain. Il rappelle que pour la première fois, toutes les organisations syndicales se joignent aux défilés. Il y aura, au total, 283 manifestations à travers toute la France, deux fois plus que l'année dernière. Et plus que le 19 mars, dernière journée de mobilisation. Chrysler va, finalement, peut-être, échapper au dépôt de bilan. La date-butoir, c'est aujourd'hui. Les salariés viennent d'accepter le plan, imaginé avec Fiat. Il passe par une forte réduction de leurs avantages, et de ceux des retraités de l'entreprise. Il reste maintenant à valider définitivement la renégociation de la dette financière du constructeur automobile américain. L'humiliation du patron de Bank of America. Ses actionnaires, hier, lui ont retiré son mandat de président du Conseil d'administration, fâchés par les conditions dans lesquelles il a racheté la banque d'affaires Merrill Lynch. Et surtout, comment il les a cachées. Kenneth Lewis reste directeur général.

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