Le Conseil constitutionnel rejete la taxe carbone, mais les Sages valident, en revanche, la réforme de la taxe professionnelle! La soirée d'hier n'aura, donc, pas été totalement mauvaise pour le gouvernement. Le Conseil constitutionnel valide, en effet, l'autre grande innovation du Budget 2010: la réforme de la taxe professionnelle. "Elle respecte l'autonomie financière des collectivités locales", estime le Conseil... qui retoque, cela dit, le volet de la réforme concernant les professions libérales. Ce n'est pas un détail (budgétairement parlant) puisque ça représente un surcoût de 800 millions d'euros. Mais là aussi, Matignon a promis, hier soir, de présenter dispositif de remplacement. Concernant l'annulation de la taxe carbone, le manque à gagner pour le budget de l'Etat est, lui, estimé à 2 milliards d'euros. C'est le montant de la contribution des entreprises... et, seulement des entreprises puisque la taxe carbone payée par les ménages devait, elle, être compensée. Les Français... champions de l'épargne. Le taux d'épargne des ménages atteint, désormais (et selon l'INSEE) 17% de leur revenu disponible. C'est un niveau jamais vu depuis 1983, si on exclut une "pointe" fin 2002. Le gain de pouvoir d'achat, constaté cette année, n'a donc pas été consommé, mais a fini, plutôt, sur les Livret A. La crainte du chômage explique, en grande partie, cette épargne dite "de précaution". On savait que l'iphone, le téléphone portable "vedette" d'Apple pouvait exploser, parfois, dans les mains de ses utilisateurs (on en beaucoup parlé, cet été)... on découvre aujourd'hui qu'il fait également imploser les réseaux des opérateurs de téléphonie mobile! C'était, depuis quelque mois, la grande crainte des spécialistes du secteur. C'est depuis hier officiel, avec l'aveu et les excuses publiques d'un opérateur mobile britannique, O2. Il a reconnu que son réseau, à Londres, a été victime, ces derniers mois, de très nombreux incidents techniques. Il a été, à de très nombreuses reprises, totalement "saturé", ses abonnés ne pouvant plus recevoir ni passer d'appels, charger ou transmettre des données. En cause, ce qu'on appelle les "smartphones", ces téléphones qui permettent tout: se connecter à internet, envoyer des mails, des photos, des vidéos, regarder la télé. Le premier d'entre eux... celui qui a véritablement démocratisé l'internet mobile, c'est l'iphone, et c'est bien lui qui est visé, puisqu'un utilisateur de ce téléphone occupe 10 fois plus de bande passante que n'importe quel autre utilisateur d'un smartphone, qui eux même, occupent 450 fois plus qu'un abonné avec un téléphone portable tout bête, qui ne sert qu'à téléphoner. Résultat, pour l'opérateur britannique: la multiplication pour 18, en 1 an, de son trafic de données... et l'explosion donc, par moment de son réseau. En France, rien de tel (en tout cas, officiellement). L'iphone pourtant s'y vend très bien: c'était encore un des cadeau de Noël les plus prisé, la semaine dernière. Le problème se pose donc forcémeent dans les mêmes termes: la demande explose... et les réseaux (les tuyaux) ne suivent pas. Les opérateurs sont un peu pris de court... et doivent vite investir piur "muscler" leur réseau de téléphonie mobile: il existe des solutions... logiocielles, notamment. Mais ça coûte cher, et les opérateurs aimeraient bien n'être plus les seuls à payer. Les abonnés, par exemple, pourraient voir apparaître une facturation "à la consommation" (en lieu et place des forfaits illimités). Mais, c'est surtout vers les géants de l'Internet (Google, Yahoo, Facebook, Twitter...) qu'ils se tournent. Après tout, ce sont aussi eux qui bénéfient (en rentrées publicitaires, par exemple) de l'explosion de l'internet mobile, via les téléphone portable.

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