L'Eco du Jour avec Bruce de Galzain

Les avocats fiscalistes peuvent souffler...

Le Conseil constituitionnel a censuré un article qui permettait de sanctionner les avocats fiscalistes ayant facilités l'évasion et la fraude fiscal... Explication du Conseil : cet article n'était pas suffisament clair et précis !

L'Histoire du jour: "Fixe ou variable"

Toujours plus bas le taux d'emprunt de la France à 10 ans, il est descendu hier à prés de 0,8% (non pas grâce à la bonne santé du pays mais parce que la Grèce est repassée au-dessus de 9%...) Cette chute en France entraine aussi celle des taux immobiliers, au point que depuis quelques mois déjà le gouverneur de la Banque de France met en garde contre le risque de taux. Selon Christian Noyer, ils sont tellement bas qu'ils ne peuvent que remonter. Et comme ils sont fixes pour les clients ce serait aux banques de payer la différence. Alors le gouverneur de la Banque de France poussé par la comité de Bâle qui assure la stabilité du sytéme financier mondial réclame de nos banques qu'elles proposent davantage de prêt à taux variable. L'idée serait de faire aussi peser le risque sur les emprunteurs. Si les taux remontent eh bien l'emprunteur paierait plus cher son crédit ! Sauf que la France est un cas à part dans le monde, elle est le pays où il y a le plus de taux fixes 96% selon Sandrine Allonier de vousfinancer.com. Et tout le systéme bancaire repose sur ce business modele. S'il devait changer - comme le souhaite le comité de Bâle qui doit se prononcer officiellement dés le mois prochain - ce serait une révolution complète pour nos banques explique Christophe Boucher consultant et professeur d'économie : "avec des taux variables, elles devraient changer leur process et prendre en compte les périodes de chômage temporaire, le risque de défaut deviendrait plus important." Christophe Boucher évoque même "un mini-crack immobilier avec des ménages qui ne pourraient plus rembourser leurs crédits !" Et cela bien entendu les banques n'en veulent pas ; leur lobbying est donc intense auprès du comité de Bâle pour éviter d'être contraintes à proposer des taux variables. Dans leur agumentaire, elles expliquent être suffisament couvertes car un emprunt est remboursé en moyenne au bout de 9 ans et pas 20 ans et surtout c'est grâce à ce systéme de taux fixe qu'elle appâtent le client. Les banques se livrent une véritable concurrence pour capter une clientèle fidéle pendant 9 ans ; l'une d'elles explique avoir 60% de clients de plus de 70 ans, il faut donc renouveler cette clientèle. Mais pour se couvrir elles réclament que leurs nouveaux clients placent leurs ressources dans leur établissement (salaires, revenus, PEL) et certaines envisagent quand même de proposer des prêts à taux mixtes fixes les 5 ou 10 premières années puis variables. Mais en tous cas pas de taux variables immédiatement.

Il y a quand même un inconvénient dans ce sytéme de taux fixe gage de stabilité, c'est qu'il entretient un immobilier cher et c'est là aussi une spécificité française les prix ne baissent pas ou peu !

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