(Une chronique de Sara Ghibaudo) La ministre de l'économie est aujourd'hui au Brésil, elle commence sa tournée dans les pays émergents pour son élection à la direction générale du FMI, mais elle a tenu à montrer hier qu'elle se souciait toujours du pouvoir d'achat des Français. Chez nos confrères d'Europe 1 Christine Lagarde a même menacé les distributeurs de carburants d'imposer une baisse des prix à la pompe. Le ministère de l'économie doit publier aujourd'hui un rapport, il est déjà dans le Parisien, qui montre que la baisse des cours du pétrole depuis quelques semaines ne se traduit pas par une baisse proportionnelle des prix des carburants. Le baril de Brent, le pétrole de la mer du Nord, a chuté de près de 10 dollars entre le 2 et le 15 mai, après avoir atteint les 120 dollars en avril. Dans les stations-services françaises, la baisse n'a pas été entièrement répercutée et quand elle l'a été, c'est avec du retard. C'est insuffisant pour le gouvernement qui estime, comme sans doute l'ensemble des automobilistes, que les pétroliers gonflent leurs marges. Des accusations aussitot rejetées par les industriels,qui mettent en avant le recul, au même moment, de l'euro face au dollar. Bercy va donc demander "des explications" aux compagnies pétrolières. On voit mal le gouvernement faire voter une loi pour encadrer les prix des carburants, qui sont libres depuis 1985. L'ampleur du déficit ne permet pas de baisser les taxes. Le mois dernier, les compagnies pétrolières ont déjà été priées de financer la revalorisation du barème kilométrique pour 5 millions de salariés qui déduisent leurs notes de carburants de leurs impots. les représentants de Total, Esso, Shell et les autres distributeurs deraient être à nouveau convoqués à Bercy ou à l'Elysée. Ils l'ont été à de nombreuses reprises depuis 2007. La méthode ne date pas d'hier: en 2000 c'était le ministre socialiste Laurent Fabius qui convoquait les pétroliers. Elle est aussi utilisée à l'étranger, récemment aux Etats-Unis et au Canada, avec aussi peu de résultats. L'Allemagne décide de sortir du nucléaire. Après la catastrophe de Fukushima, le gouvernement de coalition veut fermer ses 20 réacteurs d'ici 2022. Le nucléaire couvre aujourd'hui 22% des besoins en électricité de l'Allemagne. Les industriels lancent un avertissement: pour eux l'Allemagne n'est pas à l'abri de coupures de courant. En attendant d'avoir assuré son approvisionnement, elle continuera à faire tourner ses centrales à charbon et à importer de l'électricité nucléaire française. La fonction publique n'a plus de secrétaire d'Etat. Le ministre du budget Français Baroin va reprendre les dossiers de Georges Tron, qui démissionne après les plaintes pour agressions sexuelles. Les syndicats de fonctionnaires ont appelé depuis plusieurs semaines les agents à se mobiliser demain pour des hausses de salaires, plutot par des rassemblements et manifestations que par des grèves. Le sèche-ligne qui devait assurer l'avenir de l'usine whirlpool d'Amiens est retiré du marché. Ce sèche-linge lancé il y a 5 mois après 20 millions d'euros d'investissement devait consommer moins d'énergie que ses concurrents mais il n'a pas tenu toutes ses promesses. Les représentants des salariés, 371 personnes travaillent sur le site français, demanderont des explications demain lors d'un CCE européen.

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