On appelle ça, communément, une "sale journée". Ces journées, vous savez, où les mauvaises nouvelles s'accumulent. Où rien ne fonctionne comme on voudrait. C'était ça, la journée, hier, de Nonce Paolini, le patron de TF1. A 20h, le soir, une nouvelle fois, c'est le JT de France 2 qui allait faire l'événement: la première interview-télé du nouveau Président. En début d'après-midi, c'est le Tribunal de grande instance de Paris qui venait plomber l'ambiance. Il rejetait la plainte de TF1 contre le site internet YouTube qu'elle accusait d'avoir diffusé certains de ses programmes (Heroes, Grey's anatomy, une interview de Mylène Farmer et même un édito de Christophe Barbier, "piqué" sur LCI, filiale de TF1. La chaîne parlait de "contrefaçon", de "concurrence déloyale", de "parasitisme" mais la justice, dans cette bataille (qui n'est pas finie) pour les droits d'auteurs sur internet, a donné raison à YouTube. Mais, évidemment, la "pire" des nouvelles, hier soir, pour le patron de TF1 a été celle du départ de Laurence Ferrari. Qui quitte le 20h et la chaîne. La décision -on imagine- n'a pas été prise hier mais c'est, hier soir, qu'il a fallu l'annoncer. Une annonce-"camouflet". Pour la journaliste, bien-sûr, qui n'a pas réussi à endiguer l'érosion d'audience du JT. "Camouflet" surtout pour Nonce Paolini, le patron de TF1. Le limogeage de PPDA, le choix de Laurence Ferrari pour présenter le 20h: c'était sa décision. Sa première grande décision. Et malgré toutes les critiques, il a toujours défendu son choix et sa journaliste. C'était le cas encore, il y a quelques jours. On ne sait pas, du coup, comment il a apprécié les premiers mots de Laurence Ferrari au Parisien, ce matin. A la question "pourquoi quittez-vous TF1?" Elle répond: "Après 4 ans de JT, j'ai fait le constat que cet exercice n'est pas celui qui me convient le mieux". Franchement, elle aurait pu trouver moins cruel pour futur-ex patron, qui doit encore encaisser son départ pour Direct 8. Une petite chaîne, certes mais que s'apprête à racheter Canal+, son pire ennemi. La chaîne cryptée prépare une entrée fracassante sur la TNT. La TNT qui n'est pas étrangère aux soucis de TF1: perte d'audience, chute du cours de bourse. "Sale journée", décidément.

En baisse. Henri Proglio, Jean-Paul Bailly, Luc Oursel ou encore Pierre Graff vont bientôt voir leurs salaires baisser! Il s'agit, respectivement, des patrons d'EDF, de la Poste, d'Areva et d'ADP (Aéroports de Paris). La liste n'est pas exhaustive: ce sont les patrons de grandes entreprises publiques qui vont devoir appliquer, très vite, la promesse du candidat Hollande: une échelle des salaires ne dépassant pas un écart de 1 à 20. Jean-Marc Ayrault a tranché, hier: pas question d'attendre le renouvellement de leurs mandats, ils vont devoir accepter une baisse de leur rémunération, dès cet été. Jusquà -70% pour Henri Proglio, selon certains calculs. C'est par décret que la mesure sera prise. Quelques questions restent "en suspens", cela dit: est-ce que l'ensemble de leur rémunération sera prise en compte (part fixe, variable et éventuel bonus)? Est-ce que les salariés, pluss payés que leurs patrons (ça arrive), seront, également, concernés?Bientôt. François Hollande à la télé, hier. Il confirme un "petit" coup de pouce au SMIC. Et également des économies nouvelles à trouver, dès cet été.

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