Hier au téléphone, elle se disait "sereine". "Je sens bien la pression plus forte sur mes épaules. Je reçois des sms, de nombreux coups de fil mais je ne suis pas une femme qui se laisse facilement impressionner". Ainsi parle Pascale Coton. Inconnue du grand public, elle n'était pas, jusqu'ici non plus, une interlocutrice "centrale" des journalistes. Elle se retrouve pourtant aujourd'hui, au coeur des préocupations. En forçant le trait, on peut dire que c'est sur elle que repose l'avenir de nos retraites complémentaires. Ces horribles acronymes Agirc et Arrco derrière lesquels se cache un enjeu majeur puisque les retraites complémentaires représentent, aujourd'hui, un tiers des pensions des retraités. Et même 55% de celles des cadres! Pascale Coton, c'est elle qui au nom de la CFTC a négocié (avec les autres syndicats, et face au patronat) la réforme des 2 régimes de retraites complémentaires, censée entrée en vigueur au 1er juillet prochain. Et si elle se retrouve, ainsi, au centre du jeu, c'est qu'on est, aujourd'hui dans une situation inédite: 2 syndicats (la CFDT et la Force ouvrière) s'apprêtent à signer le texte avec le Medef. 2 autres (la CGT et la CGC, le syndicat des cadres), font savoir que non seulement, ils ne signeront pas, mais qu'en plus ils s'opposeront à l'Accord. La loi le leur permet, évidemment (ils peuvent "bloquer", ainsi, un texte) mais à condition de trouver un 3ème syndicat représentatif voulant bien actionner son droit d'opposition. Ca donnerait 2 syndicats "pour", 3 "contre: l'Accord serait rejeté avec pour conséquence peut-être, une "reprise en main du dossier" par le gouvernement, si personne ne veut retourner à la table des négociations. Niveau des pensions futures, avenir de la caisse "cadres" et des avantages familiaux, taux de cotisations patronale et salariale: ce sont tous ces paramètres que les syndicats ont étudié, soupesé, pour se décider, et prendre position. La CFTC sera la dernière à le faire. Lundi prochain. Jusqu'ici jamais la CFTC n'a usé de son droit d'opposition. Beaucoup parie, du coup, sur une position neutre: pas de signature, mais pas d'opposition."C'est vrai, ce n'est pas notre nature de s'opposer" dit Pascale Coton. Mais elle jure ne pas savoir, à ce stade, de quel côté va pencher son syndicat. Le Brésil pourrait venir en aide au Portugal. C'est Dilma Roussef, la présidente du Brésil (l'ancienne colonie portugaise), qui s'est dit prête, hier, à aider le Portugal, en difficulté financière. 9 milliards d'euros à trouver d'ici fin juin. Et plus de gouvernement. Le Brésil pourrait, sous certaines conditions, racheter de la dette portugaise. Lula, l'ancien président brésilien, lui, en tout cas, déconseille au Portugal, de s'adresser au FMI: "il ne résoudra rien" a dit Lula. Ajoutant, ce qui va faire plaisir à Dominique Strauss-Kahn: "A chaque fois que le FMI s'occupe des dettes d'un pays, il créé plus de problème que de solutions". Quand le bâtiment va... . Le secteur du BTP, en France, retrouve des couleurs: les mises en chantier, le nombre de permis de construire sont en forte hausse en ce début d'année. Les effets de la crise s'effacent... mais pas encore en terme d'emplois durables: les entreprises semblent privilégier, à ce stade, les heures supp' et le recours à l'intérim.

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