C'est la 9ème fois depuis le début de la crise des subprimes à l'été 2007, que la FED baisse, ainsi, les taux d'intérêt aux Etats-Unis. En un peu plus d'un an, on sera ainsi passé d'un taux à 5,25% à ce tout petit 1%. Et on pourrait même, ne pas en rester là : les responsables de la banque centrale américaine n'ont pas caché, en effet hier, qu'ils pourraient aller encore plus loin : "le taux zéro" (comme le Japon l'a pratiqué pendant de longues années) n'est plus tabou, affirment les spécialistes. Baisser les taux d'intérêt, c'est tenter de relancer une économie qui cale. C'est tenter de relancer l'activité en faciliant le recours au crédit bancaire. C'est évidemment la réponse qui s'impose, aujourd'hui, face à l'ampleur de la crise économique. Mais rendre l'argent "pas cher", c'est aussi s'engager dans une voix extrêmement dangereuse, si aucun garde-fou n'est posé. Petit rappel historique : la dernière fois que les Etats-Unis ont connu des taux d'intérêt si bas, ce n'est pas si vieux - c'était en 2003/2004. Et qu'est-ce qui s'est passé, précisément, pendant cette période ? Le marché immobilier américain a gonflé, gonflé : c'était le "plein boom": tout le monde voulait acheter une maison, payée "pas cher" puisque le crédit était facile. Même les ménages sans ressources devenaient propriétaires, grâce aux crédits "subprimes" que, désormais, tout le monde connaît, puisque cette "bulle immobilière américaine" a fini par nous exploser à la figure. C'est la crise financière que nous sommes en train de vivre ! Bref : baisser les taux d'intérêt, c'est bien. Il le fallait. Mais attention, aux Etats-Unis, depuis hier soir, a peut-être commencé le processus qui mènera à la prochaine grande crise ! L'Etat français vole au secours des salariés licenciés. Aujourd'hui, Luc Chatel, le secrétaire d'Etat à la consommation, se rend à Niort, pour rencontrer les 800 salariés de la Camif, qui se retrouvent "sur le carreau" après la mise en liquidation judiciaire de leur employeur. Hier, le gouvernement a annoncé qu'il allait prendre en charge leur reclassement, puisque leur entreprise ne le peut plus. "Aider au reclassement": l'engagement vaut aussi pour les salariés de la Redoute, dont presque 700 d'entre eux vont perdre leur emploi d'ici 4 ans. Enfin, aux salariés de Renault-Sandouville, le gouvernement a promis, encore hier, le quasi-maintien de leur salaire pendant les périodes, à venir, de "chômage technique". Les bourses asiatiques flambent, à nouveau ce matin. Tokyo a terminé en hausse de 10%. +12% à Séoul. Paris, hier, a enregistré une des plus fortes hausses de son histoire : +9,23%. Toujours plus bas. Hier, comme prévu, la Réserve fédérale américaine a baissé son taux directeur à 1% seulement.

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.