C'est la fin d'une bataille discrète mais qui aura été dure, "pas toujours très élégante" confie un "bon connaisseur du dossier" comme on dit: il faudra s'en contenter parce qu'hier soir, pour commenter cette afffaire, personne ne souhaitait être cité. Cette bataille, qu'on peut trop facilement appeler la "bataille du rail", a opposé, pendant de longs mois, la SNCF à RFF (Réseau Ferré de France) l'organisme qui gère depuis 1997, le réseau ferroviaire français: son entretien, son développement, et ce qu'on appelle les "sillons" (les liaisons et les horaires). La guerre couve depuis plusieurs années entre les 2 "frères siamois", à la fois indépendants et totalement liés. Financièrement d'abord: la SNCF paie des péages à RFF, qui en retour paie à la SNCF l'entretien des rails. Pratiquement ensuite: c'est RFF qui change les horaires des trains, mais c'est à la SNCF d'en assumer les conséquences. Stupidement enfin: dans une gare, les quais longitudinaux (ceux qui longent les trains) appartiennent à RFF, mais les quais (ou souterrains) transversaux, eux, sont gérés par la SNCF. Et je ne vous parle pas des escalators! Bref, il existait une situation intenable, source de nombreux conflits, et de gabegies. 2 solutions, pour y mettre fin, étaient avancées: séparer totalement les 2 entités, c'est ce que préconise la Commission européenne, et que souhaitait RFF. Ou bien, l'inverse: tout réunir (comme avant), et donner à la SNCF le pilotage de l'ensemble. Comme c'est le cas en Allemagne, avec la Deutsch Bahn. Au terme d'une sorte de "guerre éclair", menée depuis le printemps et à la faveur du changement de majorité, c'est Guillume Pépy qui l'a emporté. "La Gauche a voulu lui faire plaisir", dit l'un de ses détracteurs qui parie, maintenant sur son départ de la SNCF "par la grande porte". RFF va revenir dans le giron de la SNCF. C'est ce qu'a confirmé, hier, le ministre des transports, Frédéric Cuvillier, qui annonce la création d'un "gestionnaire d'infrastructures unifié", rattaché à la SNCF. Sa première des missions sera de supprimer les doublons, d'être plus performant, et donc d'arriver à stabiliser la dette du réseau, qui croît de plus d'un milliard par an. Mais quelques questions demeurent: les conditions juridiques de tout ça, ce qui dira l'Europe de ce montage, qui ne favorise pas, a priori, la concurrence qui vient, les conséquences sociales, aussi, pour les cheminots. Le train de cette vaste réforme vient tout juste de quitter le quai.

Big claque? McDonald's s'en prend au député qui veut augmenter la TVA dans la restauration. "Encore un petit effort Monsieur Thévenoud... pour que vos chiffres soient les bons": c'est une pleine page de pub que se paie le géant du fast-food, aujourd'hui dans les principaux quotidiens. Le rapport du député Thomas Thévenoud sur la baisse de la TVA dans la restauration a fâché McDonald's: un chapitre explique qu'il en a tiré 19 millions d'euros de bénéfices nets. McDonalds ne consteste pas le chiffrage mais explique que depuis le relèvement de la TVA, de 5,5 à 7%, ce gain a disparu. Il en coûterait même 33 millions d'euros, désormais, à McDo.Big Clash? La petite phrase de Jean-Marc Ayrault, au sujet du temps de travail; ce matin dans la Parisien. "Revenir aux 39h... pourquoi pas?". "Il n'y a pas de sujet tabou" pour redresser le pays, explique le Premier ministre.Big bang? Selon les Echos ce matin, SFR et Free seraient en contact pour un éventuel rapprochement des 2 opérateurs.

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