C'était une affaire qui montre que bourse et casino ne font pas, forcément toujours bon ménage. Hier soir, le Groupe Lucien Barrière, propriétaire notamment du fameux Fouquet's, sur les Champs-Elysées, a dû renoncer à faire son entrée en bourse, son entrée à la Bourse de Paris. C'est une petite suprise parce que les ratages de ce genre sont plutôt rares: renoncer 2 jours avant la date d'introduction fixée, ce n'est pas banal. Pourtant, tout était prévu et organisé évidemment, depuis de longues semaines: l'appel aux investisseurs avaient été lancé. L'offre financière ficelée. Dominique Desseigne, le PDG du groupe Barrière, multipliait les rencontres pour vanter les mérites de son entreprise. La date d'intruction en bourse était fixée: à demain donc, 1er octobre. Il faut ajouter que l'opération était suivie de très près par tous les spécialistes: c'était une sorte de "test grandeur nature" pour savoir si -enfin!- les choses reviennent à la normale, à la bourse. La bourse, dont la fonction première -on l'oublie souvent-, est de permettre aux entreprises de trouver l'argent nécessaire à leur développement. Mais voilà, depuis la crise, les introductions en bourse sont devenues extrêmement rares. Plus personne ne voulait se lancer. Dans le cas du groupe Barrière, c'est son principal actionnaire le groupe Accor, qui a décidé de se séparer de ses actions et de les introduire en bourse. Mais voilà, hier soir, les rumeurs des dernières heures se sont confirmées: Accor et Barrière ont décidé de jeter l'éponge et d'abandonner leur projet. Soirée gâchée au Fouquet's. La raison c'est que les investisseurs n'étaient, tout simplement, pas assez nombreux pour assurer la réussite de l'opération. "Le prix obtenu, était trop au final", expliquent certains. "Le marché est encore convalescent", affirment d'autres: "la bourse, massacrée ces derniers mois, fait encore peur". Dernière explication avancée: le groupe Barrière n'a tout simplement pas séduit. Certes ses palaces (16 au total) marchent bien, mais le chiffre d'affaire du groupe repose à 80% sur les machines à sous... et, quoiqu'on en dise, la bourse n'aime pas le hasard. Et n'a pas cru à sa martingale! Les marchés accueillent plutôt froidement le Budget 2011 de la France. Juste après la présentation de ce Budget, hier, l'écart des taux intérêt entre la France et l'Allemagne -la référence eurpéenne- s'est accru. C'est un indicateur qui est observé, minutieusement, à Bercy, Matignon et à l'Elysée. Qui ont donc constaté, hier, que la "prime de risque", réclamée à la France a très légèrement augmenté. Les investisseurs, en fait, ne sont pas totalement convaincus par les efforts de réductions du déficit annoncés. Ils notent, également, que la France devra encore beaucoup enprunter, sur les marchés l'année prochaine. Austérité portugaise. Le Portugal, dans une situation délicate, s'inflige une vraie cure d'austérité. Détaillée, hier soir, à Lisbonne: baisse de 5% du salaire des fonctionnaires et hausse de 2 points -à 23%- de la TVA. Hier, les syndicats européens manifestaient contre la rigueur, imposée, partout, sur le continent. La crème de la crème. La crème Nivéa, convoitée par Procter&Gamble. "C'est une marque mondiale fantastique" a dit, hier, le patron du géant américain. L'action du groupe allemand, qui détient Nivéa, a immédiatement pris 10% à la bourse.

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