L'année 2011 va-t-elle commencer comme 2010 a fini, c'est-à-dire par la publication -fracassante?- signée Wikileaks, de documents confidentiels. Censés rester, donc, loin des yeux et de la sagacité du communs des mortels. Cette question agite le petit milieu des grands banquiers, depuis quelques semaines. Depuis le 30 novembre, exactement, le jour où Julian Assange, le fondateur de Wikileaks révélait qu'il prépare, pour janvier, la publication d'éléments "très compromettants" (c'est lui qui le dit) pour une "grande banque américaine". Ces révélations, dit-il, vont provoquer des enquêtes. Elles pousseront aux réformes, à des démissions! Elles pourront, même, faire tomber, dans la foulée, "une banque ou 2". On reconnaît bien là, la méthode de Julian Assange: la provocation, la surenchère, le sens du suspens et de la promotion mais ces quelques mots ont été, quand même, pris au sérieux par le milieu bancaire, qui a très vite commencé à riposter. Par exemple, en bloquant les opérations et les transactions destinés au site internet Wikileaks. Ce qui leur a valu, en retour, les attaques de certains hackers. Le fondateur de Wikileaks affirme, subir également des attaques "de banques de Dubaï, de Suisse, des Etats-Unis, et de Grande-Bretagne", dit-il. Sans donner de noms. Julian Assange n'en a d'ailleurs jamais donné, laissant monter le suspens et la rumeur, autour de cette banque, qui en janvier, va donc voir ses petits et grands secrets être révélés. Mais tous les regards, depuis 1 mois, sont, en fait, tournés vers Bank of America. Ce serait elle, la prochaine "victime" de Wikileaks! La banque aurait d'ailleurs mis en place une "cellule de crise" pour gérer la tempête à venir. Elle aurait, par exemple, déjà acheté des noms de domaine, sur internet, pour contrer la création de sites insultant ses dirigeants, notamment son grand patron. "BrianMoynihanSucks.com" (je ne traduirais pas) serait, d'ores-et-déjà impossible à ouvir. A Wall Street, cela dit, un analyste vient de dresser la liste des griefs possibles qui pourraientt être retenu contre Bank of America, dans quelques semaines. Des attaques personnelles contre le PDG sont exclues, dit-il, parce qu'il n'est en place que depuis 1 an. Plusieurs acquisitions, pendant la crise, pourraient, en revanche, poser problème. Les conditions de rachat de Merill Lynch notamment soulèvent un bon nombre de questions. Mais un point très sensible, affirme cet expert, serait d'appendre que Bank of America créé sciemment des produits financiers déficients pour les vendre à ses clients naïfs. Tiens donc!? Avant même la publication de Wikileaks, on en append de belles. Plus fort que Wikileaks, la "peur" de Wikileaks! Année blanche à la Bourse de Paris. Dernière séance de cotation, aujourd'hui. Elle ne modifiera pas, évidemment, le bilan de l'année déjà dressé par les professionnels: le CAC 40, en 2010, a reculé de 2% sur 12 mois: un quasi-"sur place", à comparer avec le rebond de 22% de l'année dernière. Ou à comparer avec les bons scores de Wall Street ou de Francfort, cette année. A la Bourse de Paris, ce sont les secteurs "portés" par la forte croissance de la Chine et des pays émergents qui signent les plus belles progressions: l'automobile (les titres PSA et Renault ont progressé de 20% à la bourse cette année), la chimie, mais surtout le luxe: LVMH signe, avec +57%, la plus forte hausse du CAC40, en 2010. A l'inverse, Alstom fait figure de "lanterne rouge" (-26%, sur l'année). Le groupe a vu, ses derniers mois, ses commandes fortement reculer: en raison, là, de la concurrence des pays émergents.

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