On commence avec les voeux non pas du Président mais de la Chancelière... Angela Merkel les a communiqué hier soir aux médias allemands, même si comme François Hollande, elle les prononcera ce soir. La Chancelière évoque bien entendu "l’environnement économique qui ne sera pas plus facile mais plus difficile l'an prochain. Même si les réformes en Europe commencent à produire leurs effets" dit-elle, "nous avons encore besoin de beaucoup de patience. La crise est encore loin d'être surmontée". Il y a peu, François Hollande estimait, lui, que la crise était derrière nous !

L'Histoire du Jour Bruce : "Les riches et le précipice" Howard Schultz est très riche, c'est le patron des cafés Starbucks l'énorme groupe américain et Howard Schultz aime la politique au point qu'il a fait fabriquer des gobelets de cafés pour interpeler les élus du Congrès censés s'entendre avant ce soir minuit pour éviter le mur budgétaire, une hausse massive et automatique des impôts et une baisse des dépenses qui conduiraient les Etats-Unis tout droit vers la récession. Sur ces gobelets un slogan "come together" : en français "unissez-vous" ou "rassemblons-nous". Le riche patron de Stabucks appelle en effet les élus américains au compromis, lui qui il y a moins de 2 ans appelait ses collègues chefs d'entreprise à ne plus financer les partis politiques tant que le problème de la dette américaine ne serait pas réglé ! Moins de 2 ans plus tard donc, retour à la case départ, les Etats-Unis se retrouvent au bord du précipice car droite et gauche campent sur leurs positions. Le précipice c'est une ponction de 600 milliards de dollars (5 points de croissance) dont 400 milliards de réduction de dépenses publiques automatiques que les Démocrates ne veulent pas et 200 milliards de hausse d'impôts automatiques et là ce sont les Républicains qui n'en veulent pas. Tous les américains mettraient un pied dans le précipice car les moins riches verraient leur impôt passer de 10 à 15%, les plus riches de 35 à 40% et pour ces derniers Barack Obama y tient beaucoup. Et le débat se crispe comme il s'est crispé en France, même si les chiffres ne sont pas comparables. Barack Obama veut donc faire payer les riches et éviter les coupes drastiques dans les dépenses. Mais si Démocrates et Républicains ne s'entendent pas avant minuit, les Etats-Unis ne vont pas pour autant tomber de la falaise budgétaire puisqu'un accord à minima semble se préciser, un accord qui pour l'instant ne servirait qu'à reculer pour mieux sauter ! Il faut dire que si le suspense est à son comble - jamais les élus du Congrès ne se sont réunis la veille du jour de l'an depuis 40 ans - les marchés financiers ne semblent pas s'inquiéter plus que cela. Un peu partout dans le monde les bourses finissent l'année en hausse : la zone euro n'est pas sauvée mais ne devrait pas éclater, le climat des affaires reprend quelques couleurs et les investisseurs ne veulent pas croire à un échec des négociations budgétaires américaines. Ils ne veulent pas y croire pour l'instant mais devraient très vite rafraichir la mémoire des élus puisque la dette américaine va de nouveau dépasser 100% du PIB !

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