La dernière fois que les Socialistes au pouvoir ont touché à la TVA, c'était pour la baisser. C'était il y a 13 ans. En 2000, Lionel Jospin, Premier ministre, baissait d'un point le taux normal de TVA qu'Alain Juppé avait augmenté, 5 ans plus tôt. On passait alors de 20,6% à 19,6. La TVA, la Droite l'augmente, la Gauche la diminue: depuis cette date, on étaient restés sur ce raccourci politique, caricatural encore pendant la dernière Présidentielle, Nicolas Sarkozy faisant adopter, juste avant la campagne (et dans une prise de conscience tardive de la perte de compétitivité de la France), une "TVA sociale", promettant un taux normal à 21,2%, et François Hollande, fraîchement élu, s'empressant de la supprimer. C'est quelques mois plus tard, à peine, que le Président socialiste se renie. En novembre 2012, pour financer la baisse de charges accordée aux entreprises (le CICE), François Hollande décide d'augmenter la TVA! Ce sera +0,4. "C'est 4 fois moins que ce qu'avait prévu mon prédécesseur", se justifie-t-il, alors, difficilement. Pour atténuer l'effet de cette "volte-face", la majorité, prise à revers, vote, dans un premier temps, une baisse parallèle du taux réduit (de 5,5 à 5%), avant d'y renoncer récemment. Ne laissant plus que des hausses (ou presque)!

La TVA en 2014
La TVA en 2014 © IDE
Pour résumer: demain, le taux intérmédiaire de TVA (augmenté, déjà, par la Droite et François Fillon) passe de 7 à 10%, et le taux normal de 19,6 à 20%. En période d'inflation très réduite, comme en ce moment (coup de chance pour les Socialistes, il faut bien qu'ils en aient un peu), ces hausses pourraient avoir un effet modeste, limité. Pendant les débats récents au Parlement, et en pleine tempête sur le raz-le-bol fiscal, les élus socialistes s'inquiètaient, pourtant, de cette nouvelle hausse d'impôts programmée. Les débats se sont beaucoup concentrés sur le taux intermédiaire, dont l'augmentation se répercute, directement, sur les prix de la restauration, des transports surtout. A l'Assemblée nationale, des députés ont plaidé pour un autre équilibre: une hausse plus forte du taux normal, et une augmentation plus limitée pour le taux intermédiaire qui frappe les dépenses contraintes des Français, durement ressenties. Ce n'est pas le choix qui a été fait: on va voir, maintenant, si finalement "ça passe", comme un conseiller à l'Elysée le prédit depuis des mois ("la TVA c'est un non sujet"), là où certains annonçaient, récemment encore, "la goutte de trop". **► ► ► LIRE |** [La TVA augmente, les plus pauvres trinquent ](http://www.franceinter.fr/depeche-la-tva-augmente-les-plus-pauvres-trinquent) **Fin?** En 2014, la Grèce n'aura plus besoin de l'aide du FMI et de ses partenaires européens. C'est, en tout cas, ce qu'affirme le Premier ministre grec. "En 2014, notre dette sera déclarée viable, et nous n'aurons plus besoin de nouveaux Accords d'assistance et de prêts" a dit Antonis Samaras, hier, à l'occasion de ses voeux télévisés. "La Grèce va retourner sur les marchés, et redeviendra un pays normal" a-t-il encore déclaré. Depuis 2010, le pays a reçu 240 milliards d'euros d'aide... des prêts, en fait, en échange d'une série interminable de mesures d'économie. Au final: 6 ans de récession, un PIB qui a fondu de 25%, un chômage massif. La Grèce, qui prend demain la présidence de l'Union européenne, espère renouer avec la croissance en 2014 (0,6%) mais pour ce qui est de se passer de l'aide internationale, rien n'est joué: il faudra sans doute opérer un nouvel effacement d'une partie de sa dette. Et e sont les Etats créanciers de la Grèce, la France notamment, qui devront décider. Et, surtout, payer! **► ► ► LIRE |** [La Grèce pourrait revenir sur les marchés en 2014](http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/30/la-grece-pourrait-revenir-sur-les-marches-en-2014_4341173_3214.html)
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