(Une chronique de Sara Ghibaudo) Le psychodrame qui se joue depuis la semaine dernière entre les pays de la zone euro a des airs de déjà vu. Un an après le premier plan de sauvetage de la Grèce, il en faut un deuxième. A Athènes, les experts de la Troïka, FMI- commission européenne-Banque centrale européenne, sont à nouveau en train d'éplucher les comptes. Ils doivent rendre leur rapport à la fin de la semaine . L'Allemagne estime que la Grèce n'a pas fait assez d'efforts. La lutte contre la fraude fiscale n'a pas encore payé. La potion d'austérité a étouffé la croissance, et la dette s'emballe, elle dépasse 150% du PIB. Derrière l'affrontement diplomatique entre la France et l'Allemagne, sur la question de savoir si les banques doivent désormais payer un peu de leur poche, il y a aussi la volonté de faire pression pour que la Grèce accepte le plan de privatisations à 50 milliards d'euros. Les participations de l'Etat grec dans l'économie sont estimées au total à 300 milliards. Ce sont donc des aéroports, des ports, des chemins de fer ou des concessions d'eau qui sont à vendre. Le gouvernement grec a déjà sollicité l'Allemagne pour ses télécoms. La Poste française aurait été approchée pour la banque postale grecque. A la banque postale à Paris on assure qu'il n'est pas question de se développer à l'international. Les noms d'EDF, ou de Suez environnement sont encore cités en Grèce pour des concessions d'eau et d'électricité. Pour le moment seul notre PMU confirme être intéressé par les paris sportifs grecs. Les pays de la zone euro veulent aussi imposer à la Grèce leur assistance technique pour superviser ses privatisations, d'où la crainte exprimée en Grèce que les biens nationaux ne servent d'hypothèque ou de garantie à une nouvelle aide financière. Dit autrement, que les créanciers ne veuillent se payer sur la bête. Le gouvernement grec l'a dit a ses partenaires, ce serait pour lui et pour son opinion publique, la limite à ne pas franchir. Total veut vendre de l'essence moins chère. D'après la Tribune, Le pétrolier va transformer une bonne partie de ses 2000 stations françaises en stations discount. En quelques années, ses ventes aux particuliers ont chuté de 40% face à la concurrence des hypermarchés. Le nouveau numéro 2 de Renault a été nommé hier: Carlos Tavarès, 30 ans de carrière chez Renault puis Nissan. Le président Carlos Ghosn a dû promette à l'Elysée d'être plus présent en France. Dans le parisien il annonce aussi que Renault va s'implanter en Chine. Le nucléaire français n'est pas remis en cause. Dans Libération Eric Besson assure que les chantiers des réacteurs EPR de Flamanville et de Penly "se poursuivent normalement", mais le ministre de l'industrie veut "encadrer les conditions de recours à la sous-traitance dans le nucléaire". La CFDT pas peu fière, est la première centrale syndicale à présenter des comptes certifiés. C'est depuis cette année une obligation légale. Son financement est assuré aux 3/4 par des ressources internes. La CFDT dévoile aussi qu'elle possède importantes réserves, comme sa caisse de grève de 138 millions d'euros.

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