Tweet d'un confrère, hier en fin de journée. Je le dénonce: il s'agit de Marc Landré, journaliste au Figaro. Spécialiste des questions sociales. Toujours bien informé (il tient -je le dis au passage- un excellent blog: "les dessous du social). Son tweet hier, donc: "#Sapin pense qu'il pourra arguer du bilan de #Sarkozy sur le chômage pendant 6 mois. Après il devra inventer, car ce sera le bilan de #Hollande". 6 mois, on va voir si le nouveau ministre du travail pourra tenir le classique discours sur "l'héritage" aussi longtemps que ça. Hier, en tout cas, c'est vrai, Michel Sapin affrontait sa première publication mensuelle des chiffres de Pôle Emploi. Des chiffres que, pour le coup, personne n'osera attribuer au gouvernement installé, il y a à peine 3 semaines. Des chiffres mauvais. et là, ce n'est une pas surprise: c'est le 12ème mois consécutif de hausse mais elle est limitée. 4 300 demandeurs d'emplois de plus en avril, dans la catégorie officielle, c'est toujours trop, mais ça limite la progression mensuelle à 0,1%. Peu importe, Michel Sapin hier, est resté extrêmement prudent sur cette accalmie toute relative. Avançant 2 raisons à cela. D'abord, le recours "intensif" dit-il du gouvernement précédent aux "contrats aidés". Et surtout, dit encore Michel Sapin, la "rétention évidente" (c'est son expression) d'un certain nombre de plans sociaux, en raison de la campagne présidentielle. Le ministre, d'ailleurs, juge plutôt "réaliste" l'estimation de la CGT qui parle de 45 mille emplois directement menacés, dans les prochains mois ou les prochaines semaines. La "vague", en tout cas, commence à se lire dans les chiffres de Pôle Emploi, même s'il existe toujours un grand décalage (de plusieurs mois, voire 1 an) entre les annonces de plans sociaux, et l'arrivée des nouveaux chômeurs sur les listes, et plus encore dans la catégorie "officielle" du chômage: les entrées à Pôle Emploi pour licenciement économique ont bondi de presque 14%, le mois dernier. Un autre phénomène saute aux yeux à la lecture des chiffres publiés hier soir: le chômage des plus de 50 ans. C'est le 34ème mois de hausse dans cette catégorie... en 3 ans.

Dur. L'avenir du volailler Doux continue d'inquiéter. On dit le groupe, propriétaire notamment de la marque "Père Dodu", et basé dans le Finistère... on dit Doux au bord de la cessation de paiement. Sa dette dépasserait les 400 millions d'euros, notamment après de mauvaises affaires faites au Brésil. Hier, les éleveurs bretons, sous-traitants de Doux, ont dénoncé une situation qu'ils jugent "intolérable": des retards de paiements allant de 60 à 150 jours, disent-ils.Attente. Toujours pas de "fumée blanche" à Montreuil, au siège de la CGT. Le CCN, le Comité Confédéral National, c'est-à-dire le Parlement de la CGT est réuni depuis hier, pour trancher la question de la succession de Bernard Thibault, à la tête du syndicat. On le sait: il souhaite imposer une femme, Nadine Prigent, mais Barnard Thibault se serait heurté à nouveau hier à l'opposition d'une majorité des cadres cégétistes.Mou. TF1, à la bourse hier: un recul de plus de 5%. Ce n'est pas tant le départ de Laurence Ferrari qui inquiète, que la rumeur d'un retour possible de la publicité sur France Télévisions. M6 et Vivendi ont également (mais plus légèrement) reculé hier.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.