Monsieur le maire de Metz raconte très bien les histoires. Dominique Gros est intarrissable, par exemple, sur les vitraux de sa cathédrale : il nous l'a prouvé, hier soir, lors d'une petite visite, rien que pour nous. Dans son bureau de l'Hôtel de Ville, dont les fenêtres donnent, précisément, sur l'édifice, il n'oublie pas non plus les détails de la "grande affaire" qui marque son mandat à la tête de la ville : le départ (en cours) de 5 570 militaires ou civils travaillant pour l'armée. En 2008, il était en vacances, à la montagne, quand le Président de la République a dévoilé les grandes lignes sa réforme de la carte militaire. Lui, Dominique Gros, venait, 3 mois plus tôt, de ravir la Mairie à la Droite. Ses amis de l'UMP de la région l'avaient rassuré : Metz ne serait pas trop touché. C'est exactement l'inverse qui s'est produit. Dès lors l'objectif, pour le maire de Metz, était d'obtenir de fortes compensations de la part de l'Etat. Et depuis, son travail, c'est de s'assurer que les promesses soient tenues. Nicolas Sarkozy a, notamment, promis, en guise de "consolation", la création à Metz de 1500 emplois publics. Et autant le dire tout de suite : à ce stade, le compte n'y est pas. Emblématique est le cas de l'emménagement, ici à Metz, d'une partie des services de l'INSEE. Plus de 600 agents doivent venir s'installer, avec leur famille, d'ici à 2015. Plus de 2 ans, après l'annonce de ce transfert, une douzaine seulement d'affectations sont officielles. En fait, tout a traîné. Au sein de l'INSEE d'abord. Et son personnel. "On a rien contre Metz, évidemment" disent les syndicats, mais cette restructuration est un nouveau coup porté à la statistique publique en France". Ils la classent au même rang que les économies imposées par la RGPP. Le directeur de l'INSEE, lui aussi, n'a pas été chaud au départ. Il aurait menacé de démissionner, avant d'imaginer un projet, pour l'INSEE à Metz, plus ambitieux que l'idée de départ, qui ne ressemblait, effectivement, qu'à un simple marchandage d'emplois publics. Il semble avoir, un peu, apaisé les esprits. La question des locaux (où installer les agents ?) a suscité de vives batailles avec l'Etat qui a choisi, au final, un bâtiment pourtant déconseillé par le maire et un rapport du Sénat, qui trouve la solution "trop chère". On cherche, maintenant, dans Metz, des locaux provisoires en attendant sa rénovation... Le gouvernement joue l'apaisement avec les fonctionnaires. Georges Tron, le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, se prononce pour l'arrêt, après 2012, du non-remplacement d'un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite. Il s'exprime, ce matin, dans les colonnes de Libération . Le secrétaire d'Etat se dit favorable, pour les années qui viennent, donc, "à plus de souplesse". Aujourd'hui, à Bercy -et c'est assez rare pour le souligner- 6 syndicats, dont la CGT, signeront l'accord, négocié avec le gouvernement, pour réduire la précarité dans la fonction publique. La réforme fiscale. On l'a un peu oubliée, mais elle est toujours "dans les tuyaux": le gouvernement doit se dévoiler d'ici une quinzaine de jours. Selon Les Echos ce matin, il travaillerait toujours sur une suppression totale de l'ISF.

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