C'est par sms qu'il s'est excusé, plusieurs fois au cours de la soirée, désolé de ne pouvoir répondre immédiatement à mes sollicitations. L'un de ses messages disait ceci: "je suis à un dîner chez Barto (Barto, c'est Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale). Suis assis en face de Laurence Parisot, je dois prendre la parole maintenant. Je vous rappelle dès que possible". C'est à minuit, finalement, qu'il rappelera, pour commenter sa "folle journée", la "folle journée de Thomas Thévenoud". Qui s'est achevée par ce dîner, donc, "très intéressant", mais, avant cela, qui avait été rythmée par une multitude d'interventions médiatiques, et, surtout, la présentation officielle de son rapport sur la TVA dans la restauration. Cette journée avait aussi commencé d'une manière tout à fait originale: sa mise en cause directe, dans 6 quotidiens nationaux. Une pleine page de pub, signée "MacDonald's France", et qui se "paie" le jeune député, sur le mode "monsieur, vos chiffres ne sont pas les bons" (on en parlait, ici même, hier matin). Thomas Thévenoud n'en revient pas encore de cette attaque. "Hier, j'étais dans le TGV, mes voisins lisaient cette pub, et devaient se demander "mais qui est donc ce Monsieur Thévenoud?" "Pour des gens qui m'accusent de vouloir me faire un nom sur leur dos, c'est totalement incohérent de me mettre ainsi en avant. Et sans doute, très coûteux" Hier, en tout cas, les députés socialistes l'ont applaudi, en réunion de groupe. Plusieurs communiqués de soutien, à gauche, ont également été publiés. Laurence Parisot, elle, a promis de demander à MacDo des explications. En Commission des Finances, la présentation de son rapport a donné lieu à un long débat. A Droite, les députés ont, évidemment, défendu leur mesure, votée il y a 3 ans.. A Gauche, à l'inverse, les députés ont dit leur accord avec le constat dressé par Thomas Thévenoud: la mesure coûte trop cher ; les restaurateurs n'ont pas tenu tous leurs engagements ; "il faut remonter le taux de TVA" (même si certains socialites estiment que ce n'est pas forcément le bon moment, en pleine crise). Thomas Thévenoud, lui, espère maintenant que son "petit rapport" (comme il dit) rejoindra très vite le "grand". Celui, attendu, de Louis Gallois, sur la compétitivité. "Avec l'un et l'autre, on pourra se poser cette question essentielle", dit le jeune député: "pourquoi aide-t-on, pour 3 milliards par an, un secteur, la restauration, qui n'est pas soumis à la concurrence internationale, alors que l'industrie française mérite de l'être?!". Face à cette question sensible, il le dit: "au final, c'est François Hollande qui tranchera".

1 milliard. Google dément être sous le coup d'un redressement fiscal en France. "Google n'a pas reçu de notification de la part de l'administration française": c'est par mail, hier soir, que le géant américain de l'internet a, finalement, réagit aux informations du Canard enchaîné. Selon le journal, Google serait menacé d'un redressement d'1 milliard d'euros. Pour 4 années d'exercice. Google est soupçonné, en fait, de sous-déclarer ses revenus en France. Par un jeu d'écritures et de montage financiers, la majeure partie de son chiffre d'affaires français est, au final, déclaré, en Irlande, où l'impôt sur les sociétés est plus bien plus faible. Google assure respecter les Droits français et européen.700 millions. Les résultats d'ArcelorMittal, publiés il y a quelques minutes: les ventes reculent de 19% (notamment en raison du ralentissement de l'économie chinoise. Au 3ème trimestre, ArcelorMittal accuse une perte de 700 millions de dollars.

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