"François Hollande va-t-il être plus conservateur qu'Angela Merkel?". C'est ainsi qu'un responsable de l'ONG Oxfam France commentait la situation "nouvelle", depuis hier, concernant la Taxe sur les Transactions Financières. En résumé: alors que la France, dans ce dossier, ralentit depuis quelques temps, hier, en Allemagne, les sociaux-démocrates et Angela Merkel, en pleine négociation sur leur future "grande coalition", ont trouvé un premier point d'Accord, un tout premier: ils font de l'introduction de cette future taxe, en Europe, l'une de leurs priorités! On peut, donc, efectivement, le traduire, ainsi: l'Allemagne d'Angela Merkel double la France, sur sa gauche. En Europe, 11 pays sont prêts à mettre en place cette "taxe Tobin", qui poursuit un double objectif: décourager les activités financières les plus spéculatives, et aider les pays les plus pauvres. Ces 11 pays européens ont signé un Accord politique de principe (on appelle ça une "coopération renforcée") mais les négociations techniques, depuis, patinent. La France notamment, qui était l'un des moteurs de ce processus au tout début, se montre nettement moins motivée. Le lobby bancaire est à l'oeuvre, clairement. Il dit tout le mal qu'il pense cette future taxe. Tout récemment, c'est le gouverneur de la Banque de France qui s'est fait remarquer avec une attaque particulièrement virulente. Cette future Taxe sur les Transactions Financières "fait courir un énorme risque" a dit Christian Noyer: "destruction de pans entiers de l'industrie financière française", "délocaliation massive d'emplois" et "atteinte à la reprise économique". Dans son viseur, les contours de la taxe, telle que la Commission européenne, les a récemment fixé. Un projet, critiqué également par Pierre Moscovici, le ministre de l'économie, qui demande une réécriture du projet. On passera, ce matin, sur les détails (quels produits taxer: les dérivés, oui ou non. A quelle haureur? Comment: depuis le pays d'émission ou pas). Il y a aussi la question de l'affectation des revenus de cette taxe (en ces temps de disette, les Etats sont moins portés sur l'aide internationale, et préfèreraient garder l'argent pour eux) mais, grosso modo, on comprend que le gouvernement français plaide aujourd'hui pour une taxe plus "light", au nom de compétitivité de son secteur financier. C'est ce positionnement qui vient dêtre bousculé par les Allemands, hier, prêts, eux, à mettre en place une taxe "large". La balle vient d'être renvoyée à Bercy et à l'Elyée.

Facebook rassure, puis déçoit. Le réseau social publiait ses résultats trimestriels, hier. Ils sont meilleurs qu'attendu: le chiffre d'affaires est en hausse, comme les bénéfices. Facebook engrange de plus en plus de recettes grâce aux smartphones et aux tablettes numériques. A l'annonce de ses résultats, à Wall Street, le titre Facebook a pris immédiatement 10% mais à la clôture, il reculait. Entre-temps, Facebook a reconnu, et ce pour la première fois, une baisse d'engagement chez les jeunes. L'usage quotidien de Facebook est en recul chez les plus jeunes adolescents, qui commencent, en tout cas aux Etats-Unis, à lui préférer Twitter.Economies. Bernard Cazeneuve affirme que le manque à gagner engendré par la suspension de "l'éco-taxe poids-lourd" sera bien intégralement compensé par des économies supplémentaires. Pas d'impôt nouveau, donc. Dans un entretien au quotidien "20 minutes", le ministre du budget confirme, d'ailleurs, qu'en 2015, 2016 et 2017, la réduction des déficits passera "exclusivement" par des économies sur les dépenses.

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