Daesh cherche à mettre la main sur la production de drones tueurs, et c’est aussi une question économique.

Les robots tueurs, dans l’imaginaire collectif, c’est quelque chose comme Terminator.

Et un jour, peut-être, les armées ressembleront-elles à un alignement de robots humanoïdes.

En attendant, un robot tueur peut-être tout simplement un drone muni d’un petit canon, ou même une mine programmable à distance.

D'ailleurs n'importe quel drone volant aujourd’hui destiné à l’usage civil: livraison, surveillance, vidéo, peut-être bricolé dans l’objectif de tuer avec des balles ou un laser.

Alors pour l’ONU, il faut évidemment s’y attendre, et s’y préparer. Car l’enjeu des prochaines guerres c’est justement de savoir déployer le plus vite possible ce genre d’engin, pour attaquer ou pour riposter.

On passerait là donc là de Terminator, le robot tueur solitaire, à la guerre des clones, le dessin animé dérivé de Star Wars , mais dans la vie réelle.

Exposition "Brutal Beauty" par l'artiste James Bridle
Exposition "Brutal Beauty" par l'artiste James Bridle © Maxppp

Certaines organisations humanitaires appellent donc à une interdiction totale de ces robots tueurs avant qu’ils ne prolifèrent. C’est le cas notamment de Human Rights Watch. Avec une cinquantaine d’autres ONG, l'organisation a lancé la campagne : « Arrêtez les robots tueurs ». 

Ce qu’ils réclament c’est un traité international qui interdirait purement et simplement ces armes nouvelles. Selon un rapport de la Harvard Law School, l’école de droit rattachée à Harvard, paru en avril dernier, le problème c’est qu’on peut aujourd’hui produire et programmer des machines à tuer à très grande échelle. Mais sans que leur fabricant n’ai à rendre de comptes. Sans une quelconque responsabilité sur l’usage après vente. Le contre argument, notamment celui de certains militaires qui plaident, Outre Manche, pour ces nouveaux outils c’est de dire qu'il y a toujours un être humain derrière la prise de décision. C'est vrai aujourd’hui, mais pas forcément demain.

Aujourd’hui, ce ne sont que des prototypes, mais vous avez déjà des avions qui décollent sans pilotes, et qui, sans aucun humain à bord, vont être capables de traverser l’Atlantique.

Si cet avion est chargé de drones qui déterminent eux mêmes leur cible, alors qu’est-ce qui se passe? Une attaque éclair sur un village sur une ville va faire des victimes. Mais il n'y aura pas forcément un coupable puisque ça ne peut pas être la machine.

Non-sens économique et historique répondent d’ores et déjà un certain nombre d’économistes : ce serait aller à contre sens d’une évolution inéluctable. C’est comme si on avait entre les deux guerres mondiales stoppé toute production d’avion pour que les nazis ne s’en emparent pas.

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