Le 1er mai, c’est la fête du travail, l’occasion de s’arrêter un instant sur une prise de conscience dans certaines entreprises: les salariés sont aussi parfois des parents.

la mairie de paris espère le soutien des parents d'élèves sur les rythmes scolaires
la mairie de paris espère le soutien des parents d'élèves sur les rythmes scolaires © reuters

Les salariés sont aussi des parents…et ceux qui le sont ne sont pas forcément les plus mauvais employés.

Pour les garder, il faut donc peut-être parfois les aider. C’est la réflexion qui fait son chemin dans plusieurs grandes entreprises françaises du CAC 40.

Au cabinet d’audit Ernst and Young par exemple, plusieurs mesures ont été mises en place.

Parmi elles: des consultations gratuites avec un pédiatre, un entretien avant et après le congé maternité, mais surtout un congé paternité payé 100% du salaire.

En mars dernier, 200 salariés ont assisté à une conférence sur la parentalité. L’occasion de s’ouvrir sur son sentiment de culpabilité quand on laisse son enfant pour la journée ou même plus, ou sur les exigences de réussite que l’on insuffle, à sa famille, après le travail.

Ailleurs, cette aide à la parentalité prend différentes formes: crèches d’entreprises, chèque emploi service universel, télétravail, aménagement des horaires temps partiel…donc vous voyez des initiatives assez variées mais encore isolées.

Comment les parents se sentent-ils globalement accueillis au sein de l’entreprise aujourd’hui?

Plutôt mal. Si l’on en croit le baromètre 2013 de l’Observatoire de la parentalité en entreprise, 76% des salariés-parents estiment que leur entreprise ne fait pas assez pour les aider à concilier travail et famille.

A l’origine de ce malaise, vous avez toujours un problème de mentalité très français: on évalue toujours les salariés en fonction de leur temps de présence et de leur disponibilité,

et pas en fonction de leur performance réelle…

C’est cette culture vous savez qui vous amène à demander au collègue s’il a pris son après midi quand il part à 18h…

C’est d’ailleurs typiquement le genre de remarque qui hérisse le poil d’Antoine de Gabrielli. Il est président de « Mercredi c papa », il est aussi à la tête d’un groupe nommé « Happy Men ».

Happy Men c’est un cercle de discussions entre hommes au sein de grands groupes comme Orange ou la BNP.

Objectif : échanger sur la relation déséquilibrée entre homme femme au travail.

Et une entreprise qui lance une politique de soutien à la parentalité en récolte forcément les fruits. Cela se traduit d’abord par une fidélisation des salariés: notamment des femmes. Ensuite par une baisse du taux d’absentéisme et une meilleure performance économique.

Un groupe d’entreprises suisses a d’ailleurs fait le calcul, c’est dire si c’est fiable: 100 euros investis en faveur de la parentalité rapporteraient 108 euros à la société.

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