A partir d’aujourd’hui 15 associations de consommateurs pourront attaquer les entreprises dans le cadre des " actions de groupe ". La loi Hamon votée en février dernier entre donc en vigueur.

Vous vous souvenez de l’avocate Erin Brokovich qui se bat contre cette eau polluée par un industriel et qui empoisonne les riverains ? C’est l’histoire la plus connue de « class action » aux Etats-Unis.

Des individus, plusieurs David, qui se rassemblent pour lutter contre un gros Goliath de l’industrie.

Plus récemment, dans un autre genre vous avez eu Nutella accusé par une consommatrice d’être plus gras qu’annoncé sur le bocal, Ferrero s’est engagé à verser jusqu’à 4 dollars par pot acheté. Le procès lui a coûté 3 millions de dollars...Alors comme ça Erin Brokovitch débarque en France ? Non, désolée... mais l’action de groupe à la française ne passera pas par des avocates sexy !Il y a plusieurs différences de taille effectivement entre ce qui se passe aux Etats-Unis et la France. En France, seules 15 associations parmi lesquelles l’UFC que choisir, la FNAUT pour les transports, Familles de France ou encore Familles Rurales sont habilitées à saisir la justice en cas d’arnaque.Contrairement à Erin Brokovitch vous ne pouvez pas non plus saisir les associations pour des problèmes liés à la santé à l’environnement ou même aux dommages corporels. La "class action" à la française se limite exclusivement aux ventes de biens de consommation ou les fournitures de service : banque, assurance, gaz, etc. Comment réagissent les entreprises ? En aiguisant leurs plans de communication. Il y avait un bon article dans les pages business des Echos lundi : 3 étapes pour gérer ce nouveau risque :

1- la préparation du dossier pour faire face au risque de réputation

2- comment préparer la procédure

3- comment continuer à faire sa publicité…

Une contrattaque qu’Erin Brokovitch aurait adorée...

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