Le géant Amazon peut trembler : pour la première fois de son histoire, cette année, il va devoir affronter un adversaire de l’e-commerce à sa taille. Un adversaire qui affûte ses armes pour conquérir le marché européen et français.

Et ce concurrent, cet ennemi discret, que nous en tant que consommateur, on connaît encore mal en France il s’appelle Alibaba.com , et il est chinois.

Alibaba : enfin un concurrent pour Amazon ?
Alibaba : enfin un concurrent pour Amazon ? © Alibaba.com

Pour les français, il y a un site : aliexpress.com, une vraie caverne aux trésors à prix cassés sur lequel vous trouvez une profusion de produits. Qi tian, CCM, Alwayz : vous n’avez jamais entendu parler de ces marques, elles sont toutes chinoises bien sûr, mais le catalogue compte déjà de plus 100 millions d’objets de vêtements de bijoux de meubles de voyages de téléphones. Pas besoin de formule secrète pour entrer sur le portail.

Chaque mois, depuis septembre 2015, plus de 3 millionsde français en moyenne ont donc fait « Alibaba ouvre toi » sur internet, ce qui classe déjà le site dans le Top 25 des plus visités, selon Médiamétrie. Pas de quoi faire rougir Amazon avec ses 16 millions 400 mille visiteurs pour l’instant, mais on voit bien que l’érosion commence.

Surtout qu’Ali Baba vient de faire atterrir son tapis sur les trois plus gros marchés clé en Europe.

Sa tête de pont est à Londres en Grande Bretagne et sa deuxième base arrière se trouve à Milan, en Italie.

Et maintenant, en France, il cherche une adresse où s'implanter définitivement.

Il y a plusieurs semaines il a d’abord installé un premier siège temporaire dans la capitale. Il vient de redéménager, encore dans un emplacement temporaire, et cherche toujours son adresse définitive, sans doute celle qui sera vraiment fengshui.

En parallèle, Alibaba débauche des cadres chez ses concurrents et cherche activement les localités qui accueilleront ses tous premiers entrepôts.

Là encore Amazon a de l’avance en la matière puisque l’américain dispose déjà en France de quatre entrepôts.

Ceci dit, pour rattraper son retard, le chinois bénéficie d’un soutien de poids : Laurent Fabius, qui avec sa casquette de Ministre des affaires étrangères a plaidé pour qu’Alibaba choisisse la France pour y installer sa première plateforme logistique. Mais sur cette question hier, le service de presse londonien n’a pas voulu m’en dire plus.

En tous les cas Ali Baba ne compte pas en rester là. Le fondateur Ali Baba Jacques Ma diversifie à tout va.

Et pour ça il cherche la modique la somme de 4 milliards de dollars, 3 milliards 600 millions d’euros

Il démarche activement les banques pour développer le cloud computing.

De quoi faire bientôt oublier très bientôt qu’à l’origine Ali baba n’avait rien de chinois

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