Après Blablacar le site de covoiturage, start-up française valorisée à plus d’1 milliard de dollars, voici les premiers frémissements du co-avionnage.

Que dirirez-vous de vous envoler avec un pilote privé à Londres, Berlin, Prague, Vladivostok ou Biarritz?

Avec Aerostop, Wingly ou Coavmi, ce sont les premiers battements d’aile du co-avionnage.

En France, 40 000 pilotes utilisent des avions, des ULM, des hélicoptères pour se déplacer et quand il leur reste des places libres, ils partageraient bien le coût de l’envol.

Sur le site de Coavmi, né en juin dernier, ils vous proposent les places qui leur restent.

Demain par exemple, vous avez Frédéric A., 45 ans, qui vous propose Annecy-Nice en petit avion Robin DR400. Décollage à midi, par beau temps, 90 euros. Il reste aussi 3 places sur un Limoges-La Rochelle, départ à 9 heures, avec Noël, 22 ans qui propose même de vous récupérer sur sa route. Là c’est 100 euros.

Première traversée de la Manche pour un avion électrique
Première traversée de la Manche pour un avion électrique © Reuters

Même principe que pour le covoiturage : vous participez à la location de l’avion, à l’essence, aux frais de parking à l’aérodrome...

Aujourd’hui, le site compte quelques milliers d’inscrits. 200 coavionnages ont été réalisés en 3 mois et demi, des dizaines de vols ont été réalisés.

Est-ce bien légal ? En théorie oui, la règlementation française et européenne autorisent très clairement un pilote à partager les frais de vols avec ses passagers, dans la limite de 6 personnes. Mais aux Etats-Unis, par exemple, la FAA, la Federal Aviation Administration, cherche à couper les ailes de ce genre de site.

Evidemment, la crainte, c’est une dérive vers une forme illégale d’aviation commerciale. En France, la DGAC, la Direction Générale de l’Aviation Civile a lancé un groupe de travail qui doit rendre ses conclusions avant la fin de l’année . Sur les indemnisations en cas d’accident, le bénéfice qu’en tire le pilote qui accumule des heures de vols, le type d’assurance. Tout ça va mériter des clarifications juridiques. Réponse avant la fin de l’année.

Ce n’est vraiment qu’ensuite que le site Coavmi pourra décoller… Et devenir le « Blablaplane » du coavionnage.

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