Une note de l’AGEFI , le quotidien des affaires et de la finance révèle que les premiers adeptes de la fraude fiscale sont… les dirigeants d’entreprise !

la fraude fiscale des entreprises dans le viseur du gouvernement
la fraude fiscale des entreprises dans le viseur du gouvernement © reuters

Les plus gros escrocs ne sont pas forcément des repris de justice désœuvrés qui préparent le casse suivant comme certains personnages d’Ocean’s Eleven. Non,les plus gros fraudeurs au FISC sont les chefs d’entreprise, et c’est de pire en pire depuis deux ans. C’est la commission des infractions fiscales qui le déplore dans son rapport annuel.

Le nombre de dossiers concernant les dirigeants de sociétés dans la case que l’on appelle « à titre personnel » est passé de de 1125 à 1182 entre 2012 et 2013. Il y a quelques années c’était pas plus de 1000 par an…

Les chiffres ne paraissent pas si importants parce qu’il y a un sacré nombre de barrières à franchir avant que le dossier ne tombe sur le bureau des infractions.

Avant d’engager des poursuites pénales, il faut d’abord une plainte de l’administration.

Les fraudes le plus classiques sont des dissimulations de revenus. Par exemple dans le cas d’une cession de valeur mobilière. C’est une opération en une fois, d’une très grande valeur, généralement supérieure à 1 million d’euros. Si vous êtes irréprochable dans le reste de vos activités, vous pouvez, si vous ne déclarez pas la vente, passer à travers les mailles des filets de l’administration. Si l’administration n’y voit que du feu, vous êtes tranquille.

Cette fraude-là spécifiquement est difficile à évaluer. En revanche, on évalue à 20 milliards le montant global de la fraude fiscale en France chaque année, entre 60 et 80 milliards d’euros le manque à gagner en termes de recettes pour l’Etats, c’est-à-dire environ 22% de ses recettes.

Alors qu’on recherche 50 milliards pour payer les intérêts de la dette et que l’on demande aux ménages de se serrer la ceinture, c’est forcément une piste à examiner de près.

Ironie du sort la fraude fiscale, le patron de l'AGEFI est bien placé pour savoir de quoi il parle. Alain Duménil, le propriétaire du journal financier l'Agefi , est soupçonné de graves infractions fiscales en Suisse. Selon deux médias suisses l'Hebdo et le Tages-Anzeiger, il ferait l'objet d'une enquête. Dernièrement le patron de l'Agefi comptait donc porter plainte contre les deux organes de presse.

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