L’indemnité kilométrique vélo sera finalement plafonnée et facultative. Hier, l’Assemblée nationale a limité cet avantage fiscal pour les entreprises à 200 euros par an et par salarié. En pleine COP 21, les associations de défense de la bicyclette sont écœurées et cherchent donc un moyen de se faire entendre.

D’ailleurs vous savez comment ils la surnomment, la COP 21, les défenseurs du vélo ? La COM 21.

A la FUB, la Fédération des Usagers de la Bicyclette par exemple, on a vraiment l’impression de s’être fait avoir.

Et pour vous donner une idée de ce que vivent ceux qui avaient travaillé au plus près à la rédaction de ce texte, je vais vous raconter la journée d’Olivier Schneider, c’est le président de la FUB.

Avant-hier il arrive donc à la COP 21, au Bourget, en vélo évidemment. La COP 21, je vous le rappelle, c’est la conférence de l’ONU sur le réchauffement climatique. Logiquement, le vélo, c’est assez en phase avec l’événement.

Il cherche à garer sa bicyclette, Olivier Schneider.

Premier déboire : aucun endroit pour accrocher son antivol (personne n’y avait pensé aux vélos).

Et là, il se fait cueillir comme un malotru par les gardes de sécurité à cheval. « Que faites-vous ici ? », « est-ce que vous êtes venu manifester ? ». Le voilà soupçonné de grave zadisme et quasiment refoulé. Finalement, il arrive à convaincre de sa sincérité et on le laisse entrer.

A 17h30, il se rend donc à la conférence sur la loi de transition énergétique. C’est Ségolène Royal qui devait l’animer, mais bon, elle avait visiblement plus important à s’occuper. C’est donc le pauvre Laurent Michel, fonctionnaire au Ministère de l’Ecologie et du Développement durable qui s’y est collé.

« Le pauvre » parce que c’est lui qui annonce l’amendement vélo aux associations. Et c’est auprès de lui que les associations s’indignent. Parce qu’en l’état actuel tout le monde y perd :

- les cyclistes, qui se voient plafonner à 200 euros les kilomètres parcourus et qui ne sont plus exonérés d’impôts ;

- et les entrepreneurs qui ne sont plus exonérés de charges sociales, et qui ne sont obligés à rien.

En clair, la montagne a accouché d’une souris. Tout ça pour ça.

vélos à Paris
vélos à Paris © CC Doug

Mais quand vous allez sur le site du gouvernement, votreenergiepourlafrance.fr vous trouvez quoi en page d’accueil et en mesure numéro 1 ? Les transports et ces mesures en faveur des cyclistes.

C’est un peu gros.

Conséquence, depuis hier, le téléphone ne cesse de sonner à la FUB et les cyclistes aimeraient bien manifester pour exiger un rétropédalage du gouvernement et une remise en selle de leur projet initial.

Mais dommage, c’est l’état d’urgence. Constituer un peloton c’est les ennuis assurés. En ce moment, les plus engagés en faveur du vélo se creusent donc les méninges pour une mobilisation sur internet.

Pour l’instant le cri de ralliement c’est #IKV, « indemnité kilométrique à vélo ». Mais comme ce n’est pas forcément très lisible, ils cherchent mieux. Si vous avez des idées, ils sont preneurs !

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