La semaine dernière le milliardaire Elon Musk a dévoilé en grande pompe à Los Angeles ce qu’il présente comme la voiture électrique du futur : la Tesla Model III.

Jeudi dernier, Elon Musk, costume sombre et tête d’acteur américain, sur scène, devant un public qui brûle de voir ce nouveau modèle de voiture fait son show.

La voiture, vue de l’extérieur c’est une belle berline. Elle coûte 35000 dollars (environ 30 000 euros) et son principal mérite est de ne pas lâcher un gramme de CO2 dans l’environnement.

L’autre intérêt de la nouvelle TESLA pour un citoyen américain, c’est le petit crédit d’impôt de 7500 euros qui l’accompagne. Avec une simple réserve : cette carotte fiscale est réservée aux 200 000 premiers véhicules fabriqués par un constructeur.

Résultat : il y a eu comme une sorte de ruée dimanche dernier. 276 000 TESLA MODEL III avaient été précommandées - pour une valeur de 7 milliards 500 millions de dollars (plus de 6 milliards 500 millions d’euros).

Et Elon Musk était très fier de l’annoncer sur son compte Twitter.

Elon Musk, co-dfondateur et CEO de Tesla Motors Inc
Elon Musk, co-dfondateur et CEO de Tesla Motors Inc © Kim Kulish/Corbis

Mais c’est là que les choses se compliquent. Car il va falloir les fabriquer, ces 276 000 voitures déjà précommandées… Et jeudi dernier quand il fallait parler date de livraison il était bien embêté, Elon Musk. Il a promis promet que les autos arriveront dans les 18 mois, que son unité de production à Fremont en Californie produira vite 500 mille modèles par an. Et il promet aussi que la fabrication de masse de batteries au lithium n’est pas un souci.

Puisque vient justement de sortir de terre pour les fabriquer la Giga Factory : la deuxième plus grosse usine en taille derrière Airbus.

Sauf que la marche reste haute pour le milliardaire. Passer d’une production de 50 000 voitures (les premiers modèles de TESLA) à 500 000, c’est un véritable défi industriel.

Et pendant ce temps là, la concurrence affûte ses armes. Et si les commanditaires de la TESLA III s’impatientaient ? Ils ont tous payé leurs 1000 dollars d’avance…et les voitures tardent à trouver leur place dans le garage.

Cela laisse du temps aux rivaux de prendre place dans le paysage :General Motors peaufine sa Chevrolet Bolt Electric, Audi son utilitaire électrique...ou encore la start up Faraday Future soutenue par les chinois qui est bien décidée à faire main mise sur le marché de ces voitures non polluantes.

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