En début de semaine un homme a déclaré sur la BBC être le créateur du bitcoin , la monnaie virtuelle d’internet. Mais depuis, des voix s’élèvent pour dénoncer un usurpateur

Qui est Satoshi Nakamoto, le créateur présumé du bitcoin ? Un japonais ? Un groupe de personnes?

Un homme ou peut-être plusieurs?

Une entité peut-être... Que personne, depuis sept ans, n’a jamais rencontrée. Jusqu’à ce lundi.

Révélation dans le magazine The Economist, dans le mensuel américain GQ , et à la BBC

Tête carrée, solide, à la télévision, voici Craig Steven Wright : un Australien de 45 ans.

Et pour prouver qu’il est bien le fondateur du Bitcoin, il fournit au trois médias les clés cryptographique qui servent à chiffrer des données à l’origine de la monnaie.

Ce qui l’a conduit à sortir du bois , c'est la nécessité selon de lui de protéger sa création.

Laisser circuler de fausses informations sur son origine aurait mis en danger l’avenir et le développement du bitcoin.

Et cela alors que commencent à émerger des monnaies virtuelles concurrentes, Ethereum par exemple.

Et puis pour Craig Steven Wright, alias Satoshi Nakamoto, il y a aussi un autre intérêt : asseoir son pouvoir sur cette monnaie, alors qu’il en détient 1 million. Soit 400 millions d’euros.

Les doutes subsistent toutefois. Le journal The Economist exige des preuves supplémentaires. Et certains développeurs très pointus sur le bitcoin ne croient pas en lui non plus.

Sauf qu’il a un défenseur de choix ce Satoshi-Craig : Gavin Andresen, le directeur de la technologie de la fondation Bitcoin . Avec le mystérieux Satoshi, ils ont travaillé sur le Bitcoin sans jamais se rencontrer . Mais en dialoguant aujourd’hui il dit être sûr de le reconnaître.

Dans le film Usual Suspects, qui ressemble comme deux gouttes d'eau au scénarion de l'inventeur du Bitcoin , il y a cette phrase : « La plus grande supercherie du diable a été de faire croire qu’il n’existait pas ».

Dans le cas du Bitcoin , le diable s’est peut-être pris à son propre piège.

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