Le joueur de football américaine Arian Foster
Le joueur de football américaine Arian Foster © Radio France

Dans quelques jours, pour la première fois au monde, un être humain va être coté en bourse à Wall Street. Une société américaine vient d'en faire la demande à la SEC, la Securities Exchange Commission, le gendarme boursier des Etats-Unis.

L'homme est un athlète de haut niveau: 27 ans 1m85, 102 kilos. Joueur de football américain, pilier de l'équipe des Houston Texans, il y dispute sa 5ème saison. Salaire en 2013: 5,250 millions de dollars. Mais je vous rassure, son prix coté en bourse sera tout à fait accessible: 10 dollars l'action, soit 7 euros pour vous et moi.

Il s'appelle Arian Foster et la société qui a décidé de nous le vendre, au sens propre du terme, a réalisé ce spot de publicité :

Pour bien comprendre, il faut savoir que la société Fantex est une plateforme qui passe des contrats avec des joueurs pour accroître leur valeur.

Ici, l'objectif de son patron Buck French, c'est de vendre 1,6 millions d’actions Foster au grand public. Le sportif touchera 10 millions, et les 600 000 restant iront dans la poche de Fantex.

Ensuite, 20% de tout ce que fera le joueur au delà du stade, ses contrats, ses sponsors, ou ses interventions sur les chaînes de télévision en tant que consultant, iront dans la poche de French et des actionnaires.

C'est très important, parce que dans 3 ans, Foster aura 30 ans, âge canonique pour un joueur de football. Mais French promet à ses actionnaires que même à la retraite, Foster leur rapportera de l'argent. I

Buck French interrogé par Bloomberg :

A cause d'une grosse blessure aux jambes, Foster n'a pas pu jouer le week-end dernier. Mais ça aussi, ça a été prévu.

Dans un contrat de 37 pages soumis à la SEC, la Securité Exchange Commission, Fantex a aussi listé toute une série de cas de figure qui pourrait faire baisser l'action : de mauvaises performances sur le terrain ou encore des histoires de vie privée qui pourraient entacher son image.

En conclusion de ce document d'ailleurs, le patron de Fantex précise que son offre s'adresse "aux personnes qui peuvent se permettre de perdre l'intégralité de leur investissement ". Ca a le mérite de la franchise.

Et puis Fantex ne compte pas s'arrêter là: Buck French rêve de coter en bourse d'autre sportifs, et des stars d'Hollywood. A terme, pourquoi pas des journalistes ?

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