Depuis hier et jusqu’à ce soir se tient à Paris, porte de Versailles, le salon de la copropriété avec cette question Quand on est propriétaire dans un immeuble, « comment faire baisser les charges de copropriété » ?

Depuis la publication de la loi Macron en août dernier, mettre en concurrence les syndics est devenu une obligation. Mais vers qui se diriger ?

Aujourd’hui LE syndic le moins cher, c’est le syndic virtuel. Le syndic en ligne, syndic low cost. Voici des starts-up qui ont entre 2 et 3 ans d’âge:

syndic-one.com

syndiceo.com

clicsyndic.fr

ou lebonsyndic.fr.

Avec des forfaits à 99 euros par an, ils sont environ 4 fois moins chers que les syndics classiques et ce, alors que les cabinets traditionnels n’ont pas cessé de matraquer sur leurs honoraires: +37,4% d’augmentation ces 4 dernières années. Solution virtuelle, donc, qui peut être intéressante pour les petites copropriétés.

Mais comment tient-on une assemblée générale de copropriétaires quand on a un syndic en ligne? Comment fait-on pour réparer l’ascenseur?

Pour tester, j’ai appelé hier la hotline du bonysndic.com, un numéro en 04 (pas un 08 surtaxé donc) pour un syndic basé à Marseille, qui gère aujourd’hui 400 copropriétés à travers la France. Pleine de préjugés, je m’attendais au moins à ce que personne ne me réponde. Pas du tout, ça a décroché, ce qui n’est pas toujours le cas des syndics traditionnels. Et on m’a expliqué le fonctionnement : un gestionnaire du bonsyndic.com est affecté à chaque co-pro.

Quand il y a une assemblée générale, comme dans les syndics classiques, c’est lui qui va envoyer la convocation, et aider à préparer l’ordre du jour. Pour la rédaction du procès-verbal, ce sont les co-propriétaires qui s’en chargent.

Pour une panne, un problème, et bien c’est votre syndic en ligne qui relance les prestataires et les fournisseurs. Seul petit désavantage quand il gère dans une autre région: il ne connaît pas forcément ses prestataires et fournisseurs.

Et s’il y a un contentieux, comment ça se passe? Effectivement, il faut bien faire attention à quel type de syndic virtuel vous vous adressez.

Le bonsyndic.com présente un avantage qu’en tant que client on ne connaît pas forcément au départ: c’est qu’il est adossé à un syndic traditionnel. Donc officiellement vous avez un portail, 10 salariés, mais derrière, vous avez une grosse machinerie. Avec 80 salariés pour gérer les litiges.

Maintenant, toutes les copropriétés, notamment, n’ont pas intérêt à faire appel aux syndics en ligne.

Moralité : si vous voulez changer de syndic comme vous y autorise la loi Alur modifiée depuis août dernier, la meilleure solution est d’abord de faire appel à un courtier en syndic.

Je vais vous en citer un : Syneval, par exemple. Ce qui permet de voir l’offre la plus adaptée à votre configuration.

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