On lance le compte à rebours avant le vendredi noir, le « Black Friday » qui tombera au lendemain de Thanksgiving, le 27 novembre.

démarrage des soldes d'hiver dans une ambiance de faible consommation
démarrage des soldes d'hiver dans une ambiance de faible consommation © reuters

Des cris sauvages, des bousculades hystériques, des empoignades et des batailles homériques pour des objets somme toute très quotidiens, mais prix bradés, parfois jusqu’à 85% moins chers. Cela fait partie des images d’Epinal qu’on a tous des Etats-Unis.

C’est un peu comme Halloween avec les enfants, masque de Scream sur la tête, qui proposent au choix un sort ou un bonbon dans les impeccables zones résidentielles.

Comme Halloween justement, ce Black Friday se propage depuis 3 ans un peu plus à la grande distribution française. L’an dernier, Auchan a eu droit à un vendredi noir… de monde, dans les 120 magasins qui ont joué le jeu du Black Friday : 12% de fréquentation en plus.

Succès également pour Casino, Cdiscount, ou la Fnac, principalement sur internet. Cette dernière justement mise de plus en plus sur cette journée. En termes de chiffre d’affaires et d’affluence, c’est le vendredi qui lui rapporte le plus dans l’année, juste derrière le vendredi avant Noël.

Pourquoi en parler avec autant d’avance ? Parce qu’Amazon a déjà commencé à agiter le chiffon rouge des bonnes affaires en lançant son Black Friday, Last Sundays, des « derniers dimanches» donc.

Premières nuances de black, premières promotions, de la viande séchée, des presse-purée, et chaque jour, une offre nouvelle : des rasoirs électriques, des colliers plaqués or, et hier cet objet inattendu, un thermomètre laser, au cas où vous auriez envie de prendre la température de quelqu’un ou de quelque chose, mais de loin.

L'objectif c’est évidemment de faire monter l’excitation avant l’événement du 27 avec son cortège de télé et de tablettes, bref, la high tech. La high tech qui a elle aussi droit à son jour: le « cyber Monday », le lundi qui suit, cette année le 30 novembre.

Les Français n'achètent pas les mêmes choses que les Américains, qui ont massivement acheté des armes ( 175.000 l’an dernier, information fournie par le FBI). Les Français, eux, ont préféré les vêtements.

Moralité : la France a encore un peu de marge avant de tout à fait s’acculturer!

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