C'est aujourd'hui que démarre à Paris le 14ème forum économique international sur l’Afrique organisé par le centre de développement de l’OCDE. L'occasion de voir comment la Russie, mise au ban par les pays de l’Union européenne et les Etats-Unis, met un pied en Afrique.

Jacob Zuma, le Président de l'Afrique du Sud, a un gros chantier devant lui: choisir qui va construire et renouveler votre parc nucléaire. 8 réacteurs à construire d’ici 2023, 40 milliards d’euros, le plus grand marché public de toute l’histoire du pays. Il avait le choix entre le Français Areva, le Russe Rossatom, les Chinois, les Coréens du sud, ou une alliance américano-japonaise.Et il a choisi... Les Russes !

Jacob Zuma à la cérémonie d'hommage à Mandela
Jacob Zuma à la cérémonie d'hommage à Mandela © Reuters

Accord signé le 22 septembre dernier. Certes ce n’est qu’un préalable, mais l’opposition crie au scandale parce qu’elle n’a pas vu passer d’appel d’offre. Jacob Zuma garantit que les Russes n’ont pas remporté la mise, mais sa petite visite de courtoisie à Moscou en août dernier, malgré ses dénégations, laisse présager que les choses sont bien engagées.

Sur le continent africain, les Russes ne s’intéressent pas qu’à l’Afrique du sud

Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov était tout récemment au Zimbabwe. Il vient d’y signer des contrats d’exploitation minière. Des contrats que la Russie n’exclue pas de lui payer avec des armes, entre autres.

Sans compter que certains pays ont su tourner l’embargo russe à l’encontre des produits agroalimentaires russes et européens en leur faveur. Les pays d’Afrique du Nord, le Maroc notamment.

Depuis le mois d’août, le pays exporte ses fruits et légumes à tout va vers Moscou. Il faut dire que le marché à prendre aux Européens est de 11 milliards d’euros.

Les Marocains ne comptent pas en rester là avec des Russes, qui pourraient bien leur acheter de la maroquinerie et d’autres biens de consommation courante.

Donc que ce soit dans le domaine nucléaire, des exploitations minières et de l’agroalimentaire entre la Russie et l’Afrique, l’Histoire est en marche.

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