une vaste escroquerie à la carte bancaire mise à jour
une vaste escroquerie à la carte bancaire mise à jour © reuters

Cette année 2014 sera celle de la troisième vague de dématérialisation des moyens de paiement. Après la carte bleue, après Paypal - système de paiement mondial sur internet-, voici qu'arrivent les portefeuilles numériques dans nos téléphones.

Je suis sûre que cette situation vous est familière : vous voulez payer le chauffeur de taxi, votre médecin, ou le livreur de pizza. Et on vous adresse une fin de non-recevoir pas toujours des plus cordiales.

C’est peut-être bientôt terminé. Grâce, notamment, à un système qui s'appelle Lydia : une application sur votre smartphone.

Vous l'ouvrez et vous envoyez un virement à n'importe qui.

Cyril Chiche, l'un des co-fondateurs du système , nous donne le mode d'emploi :

Lydia n'est pas le seul à proposer ce type de système de ce type. Google a créé le « Google wallet ». L'application « Sum up » existe depuis deux ans. Les Suédois ont lancé « l'Izettle » en 2010. Et l'Allemand « Payleven » s'est installé en France en novembre dernier.

Mais incontestablement, le plus populaire dans le monde aujourd'hui c'est « Square » : un petit boîtier carré qui va transformer votre IPad en caisse enregistreuse et faire lire une carte bleue à votre smartphone. Cela existe depuis 4 ans aux Etats-Unis et 250 000 Américains l'utilisent. Il a permis 10 milliards de dollars de transactions en 2012 et il débarque en Europe dans les mois qui viennent.

Avec tous les systèmes qui existent déjà, comment les Français de Lydia peuvent-ils être compétitifs?

D'abord parce que le petit boîtier de Square ou de Payleven est beaucoup moins pratique que ce que proposent les Français. Et aussi moins sûr : aux Etats-Unis, il suffit de faire glisser la carte dans un lecteur pour payer, on la "swipe".

En France, il faut lire la puce et taper son code Pin. Lydia garantit ce niveau de sécurité.

Ensuite, c'est plus cher. Les Français proposent un service gratuit pour les particuliers et une commission pour les professionnels de 0,9%.

Les Américains, eux, prennent 2,75% de commission à chaque transaction, et pour tout le monde.

Les petits Français ont donc toutes leurs chances sur ce marché. Ils viennent de passer la barre des 10 000 utilisateurs et la marge de progression est grande.

Ils estiment à 1,5 million le nombre d'artisans de commerçants ou de professions libérales qui n'acceptent pas la carte bleue en France. Cela fait du monde!

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