La DGAC, la Direction Générale de l’Aviation Civile devait exprimer sa position en ce début du mois de janvier au sujet du coavionnage.

Je me suis procuré le rapport et il est formel : interdiction de décoller pour les starts up,Wingly Offwefly et Coavmi qui avaient commencé leur activité il y a quelques mois. Je vous en rappelle le principe : comme Blablacar, vous montez avec un pilote privé dans l’avion qu’il possède ou qu’il a loué, vous effectuez le trajet et vous participez aux frais.

On ne s’attardera pas sur le succès de Blablacar, champion français mondial du covoiturage qui a levé 177 millions d’euros en septembre dernier.

Blablaplane ça roule, mais Blablaplane ne peut pas prendre de hauteur, alors que le coavionnage présente pourtant tous les ingrédients pour connaître le succès.

Alorsquels sont les arguments de la DGAC pour mettre les "aérofreins" au développement de cette activité ?

"La sécurité : au nom de la sécurité des passagers, le coavionnage doit être considéré comme du transport public" dit la DGAC , "et si c’est du transport public alors les pilotes doivent obtenir une licence commerciale ".

Leur plateformes internet doivent aussi posséder un Certificat de Transporteur Aérien: un CTA normalement réservé aux compagnies aériennes, pour bien leur compliquer la tâche.

Comme si on vous demandait votre licence de taxi avant de poster votre trajet sur Blablacar, ou votre diplôme d’hôtelier-restaurateur avant de mettre votre maison sur Air bnb .

Avion sur le tarmac
Avion sur le tarmac ©

Les acteurs du coavionnage répondent que n’est pas du transport public puisqu’il s’agit de partager les coûts pas de faire des bénéfices : c’est de l’économie collaborative.

De plus, il s’agit souvent de pur vol de plaisir sans destination, histoire d’aller admirer la terre vue du ciel, .

Sans compter qu’en plus, l’Europe a déjà encadré l’activité, et elle l’autorise.

Que ce soit Wingly Offwefly ou Coavmi , tous ont participé, depuis le mois de septembre, de manière volontaire, aux groupes de travail mis en place par le Ministère des transports avec la DGAC . Parce qu’ils voulaient, justement, voler dans les meilleures conditions possibles. Ils dénoncent maintenant une institution -la DGAC - complice des lobbys et des syndicats de pilotes de commerciaux (l’USPNT notamment).

Ecœurés, ces jeunes ingénieurs, derrière les prémisses du coavionnage, ont décidé de voler en escadrille et de communiquer ensemble sur les "bâtons qu’on leur met dans les ailes ", avant de partir s’installer en Allemagne.

Car la DGAC allemande vient elle de dire "oui" au coavionnage.

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