VERTU, c’est un téléphone portable de luxe inabordable pour la plupart des bourses, fabriqué et assemblé en Grande Bretagne et réservé à une clientèle fortunée.

Cette musique, c'est la sonnerie du téléphone portable VERTU. Pas n'importe quelle sonnerie : une sonnerie de luxe, composée et jouée pour votre portable par les musiciens de l'Orchestre symphonique de Londres.

Téléphone mobile VERTU (Nokia)
Téléphone mobile VERTU (Nokia) © oosakanotettoukun

Il faut imaginer que vous avez entre les mains la Rolls Royce du téléphone, le mouton Rothschild des portables le Coco Chanel du mobile.

Revêtement en python assorti à votre sac, vis en or, châssis en titane, entièrement assemblé à la main par 65 artisans dans un atelier du sud ouest de la capitale britannique, prix moyen pour ce bijou: 5000 euros.

Profil type du client : il est évidemment riche. Russe, asiatique et moyen-oriental, mais aussi désœuvré. Dans le sens où le produit ne convient pas tout à fait aux hommes d'affaires. Parce qu'à une exception près, ses fonctionnalités sont assez basiques: vous pouvez appeler, envoyer des SMS… Et c'est à peu près tout !

En fait, l'avantage d'avoir votre vertu dans la poche est ailleurs. Vous avez droit à un concierge comme dans un hôtel 5 étoiles et d'accéder aussi à un club très fermé. Celui des Happy Few qui pourront boire l'apéritif au Saint-James à Paris, visiter le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg quand il est fermé au public ou prendre un cours de tennis avec Martina Hingis ou Anna Kournikova.

Est-ce une niche ou un secteur porteur? En 10 ans, Vertu, qui est une ancienne filiale de Nokia, a écoulé 350 000 téléphones portables dans le monde.

Pour vous donner un ordre de grandeur c'est le nombre d'Iphone vendus chaque jour par Apple. Mais les bénéfices augmentent régulièrement, assure le propriétaire : 300 millions l'année dernière.

Autre signe plutôt positif pour la filière: tout doucement, une concurrence apparaît : Tag Heuer filiale de LVMH, tâte le terrain.

La marque de montres a commencé fort avec un modèle incrusté de 1232 diamants de 7 carats pour 30 000 euros.

Récemment, la marque vient de se lancer dans le « bas de gamme » si l'on peut dire: un petit modèle en acier brossé avec un écran en verre saphir 3.000 euros 3.450 si vous prenez l'oreillette. Tout cela assemblé en France en Alsace sur le site de Sony, à Ribeauvillé.

C'est beau et parfois cher, le made in France...

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