Aux Etats-Unis, de nombreuses stars d’Hollywood deviennent des investisseurs de premier plan dans les start-up de la Silicon Valley. Leur célébrité est-elle vraiment bénéficier aux entreprises, ou est-ce seulement de la poudre aux yeux ?

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Le cinq sept 2013 - SON 2/2 ECO DU MATIN \"Smoke weed everyday\"

« Smoke weed everyday », Fumez de l’herbe tous les jours! nous dit rappeur Snoop Dog. Et bien figurez-vous qu’il ne se contente pas de chanter les louanges du cannabis. Selon les informations du site Techcrunch, le chanteur serait en train de faire de cette devise une véritable industrie.

Pas en tant que dealer de bas étage, non, il monterait en ce moment un fond de capital risque bien abondé (22 millions de dollars).

Pour quoi faire? Pour investir dans toutes les entreprises de transformation de la marijuana. Pas absurde: on peut même dire que Snoop a du nez puisque l’an dernier, certains états américains ont légalisé le cannabis. En un an, sa commercialisation a généré un chiffre d’affaire de 2,3 milliards d’euros.

Des stars qui investissent, il y en a d’autres.

Sylvester Stallone, Bruce Willis, Arnold Schwarzeneger, Jessica Alba, font partie des investisseurs les plus actifs, mais aussi le jeune Ashton Kutcher, l’ex compagnon de l’actrice Demi Moore. Il est le champion toutes catégories avec plus de 40 investissements par le biais de l’entreprise qu’il a fondée: « A grade Investment » et qui a placé beaucoup d’argent dans Airbnb, la société de partage d’appartements.

On pourrait se dire que les acteurs, actrices, chanteurs, ne sont pas forcément les meilleurs gestionnaires.

C’est vrai, d’ailleurs, des histoires de fiasco, il y en a.

L’an dernier: Jay-Z, Shakira et Will Smith se sont emballés pour Viddy, censé être une application de partage de vidéos. Four intégral, Viddy a fermé.

Bono : "J'ai eu cette belle idée mais on s'est laissé emporter"
Bono : "J'ai eu cette belle idée mais on s'est laissé emporter" © EPA/MaxPPP

Autre exemple, Bono, le leader de U2, est à la tête d’Eleven Partners. Il avait beaucoup investi dans Palm, les premiers ordinateurs de poche, ancêtres du smartphone. Encore un échec.

En fait, ce qui attire les start-up chez ces grands noms du show bizz, c’est leur capacité financière, mais surtout l’image que cela leur confère et l’entregent.

Ils partagent la même envie du prochain gros coup et sont séduits par le « name dropping » plus que par la véritable compétence des stars. On est peut-être pas si loin du miroir aux alouettes.

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