J’ai emprunté cette vidéo à Christian Chavagneux d’Alternatives Économiques . Hier, il a mis en ligne ce discours d’Alexandre de Juniac, qui était il y a quelques mois encore, le patron d’Air France . Nous sommes en décembre dernier.Air France sort de la grève des pilotes la plus dure de son histoire : cliquez ICI.

Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France KLM
Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France KLM © CHAMUSSY/SIPA

Mais ce qui est important à noter, c’est le cadre de l’intervention d'Alexandre de Juniac .

Nous sommes aux entretiens de Royaumont. Royaumont, c’est dans le Val d’Oise et il tire le bilan de cette grève, notamment sur la question des avis sociaux. Premier exemple :

Qu’est-ce que le travail pour un cadre qui peut jeter un œil depuis son lit, de la plage, en vacances ou en week-end ?

On ne développera pas ici la notion de surmenage…Ou le fait qu’en Allemagne, devant le coût des burn-out pour la Sécurité Sociale, de grandes entreprises allemandes ont interdit à leurs cadres de répondre à leurs messages après une certaine heure, le soir ou en congés.

Plus intéressant encore, la notion d’âge légal du travail vue par Alexandre de Juniac :

Maintenant, si la concurrence Qatar Airways , Singapour Airlines , laChina Eastern , embauchaient des hôtesses de l’air de huit ans ou des stewarts de dix ans, que ferait Air France ?

Continuer à embaucher des adultes ?

Et oui, la question est bien posée en filigrane.

Et ce jour-là, Alexandre de Juniac la pose sur tout ce qui est considéré comme acquis social :

  • le salaire minimum

  • l’âge de la retraite

  • le droit de grève…

Où commence l’esclavage et où commence le travail ? Vous avez quatre heures.

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