Netflix (impression écran)
Netflix (impression écran) © netflix.com

Dans quelques mois, Netflix, le géant américain de la vidéo à la demande et du streaming, va débarquer en France.

Pour 8 euros, il propose une offre illimitée à des milliers de films, séries et documentaires, et parie sur la mort de la télévision. Le PAF français peut commencer à trembler !

Pour bien prendre la mesure de ce qu'est Netflix, plantons le décor, avec cette bande-annonce de « House of cards ».

Vous l'avez peut-être vue, la première saison de cette série est passée sur Canal+. Contrairement aux autres, elle n'est pas été produite par une chaîne de télévision mais par Netflix, société de vidéo et de streaming. Des moyens colossaux, un réalisateur de talent (David Fincher), et des stars comme Kevin Spacey. Enorme succès l'année dernière : 1 Emmy Award, 4 nominations aux Golden Globes, et une saison 2 qui sort le 14 février prochain.

"Ca va être un carnage" nous prévient Kevin Spacey dans la bande-annonce de la série. Mais ce carnage est surtout à prévoir dans le monde de la télévision, dont Netflix prédit la disparition à plus ou moins court terme. Son patron l'a d'ailleurs récemment écrit noir sur blanc.

Peut-être qu'un jour vous ne poserez plus cette question existentielle: "Y a quoi à la télévision ce soir?". Tout simplement parce que pour 8 euros par mois, vous regarderez ce que vous voulez quand vous voulez, sur n'importe quel support. C'est ça, Netflix.

Aux Etats-Unis, ce sont déjà 30 millions d'abonnés , c'est plus que HBO, la star de la télévision payante.

Sans compter que dans le même temps, 900 000 foyers ont résilié leur abonnement au câble à 80 euros par mois en moyenne .

Netflix ne va pas s'arrêter là: la société californienne a déjà un pied dans la porte en Europe . De son QG, au Luxembourg, elle rayonne en Scandinavie, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas avec 7 millions d'abonnés. En mai, elle ouvre en Belgique et cet été, en Allemagne.

En France, nous devrionstous y avoir accès de nos ordinateurs en septembre prochain, a priori . Deux émissaires de Netflix ont rencontré le conseiller média de l'Elysée il y a à peine un mois, pour préparer l'arrivée. Les Français disent : « d'accord, vous nous intéressez, c'est bon pour lutter contre le piratage, mais à deux conditions »:

  • Payer la TVA en France (pas question d'aller se cacher au Luxembourg)

  • Respecter le délai de 3 ans avant de proposer les films en VOD.

Son principal concurrent sera Canal+, qui a pourtant s igné avec Netflix pour diffuser les deux prochaines saisons de « House of cards ». Le carnage n'est donc pas pour tout de suite.

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