Dans les bas-fonds de la Défense, sous les tours, ce n'est pas tout à fait la plage, mais des milliers de mètres carrés à exploiter :

Quand des bruits de pas résonnent dans le désert d’un parking souterrain, on pense forcément dédales de béton froid, angles mort, petite ambiance règlement de compte. Quand en plus vvous entendez gronder le RER A et l’autoroute A14 juste à côté, cet espace fantôme a tout pour vous donner la chair de poule.

Bienvenue! Vous êtes 20 mètres sous la grande dalle et les tours de la Défense !

35.000 à 45.000 mètres carrés de volume que le gestionnaire de La Défense (qui s’appelle Defacto) aimerait bien vendre à une ou plusieurs bonnes âmes. Même si -et sa directrice générale le concède avec beaucoup de bonne foi, ces volumes vides ne sont pas très accessibles- et pas très faciles à évacuer en cas de danger.

LA DEFENSE
LA DEFENSE ©

A quoi ressemblent ces espaces? Pour vous faire envie, le gestionnaire les a baptisés de noms assez coquets : « Le Plateau », « le Bassin », « l’Atelier », « la Crypte », ou même « la Cathédrale ».

Prenons « le Plateau » par exemple. C’est une sorte d’entresol, assez bas de plafond, il a déjà servi de magasin jusqu’en 2006 avant d’être abandonné. Dans deux ans, il reprendra vie, entre air libre et sous-sol, et il surplombera une sorte de lounge. Investissement : 20 millions d’euros pour le transformer en complexe gastronomique.

Mais le Saint des Saints, c’est « la Cathédrale » : 11 mètres sous plafond, coiffée d’une fosse de 5.000 mètres carrés.

Pourquoi pas en faire une boîte de nuit, un data center, un complexe sportif, de la culture de fruits et légumes hors sol ? suggère le gestionnaire. Curieusement, pour l’instant, aucun projet n’a été arrêté.

Mais est-ce à ce point la crise du mètre carré pour qu’on cherche à exploiter les sous-sols de la Défense ?

Non et c’est tout le paradoxe. L’an dernier à La Défense 14% des surfaces disponibles, des bureaux pour l’essentiel, étaient vides. Des lieux vacants de plus en plus nombreux d’année en année.

Imaginez un peu : 3,9 millions de mètres carrés vides pour toute la région parisienne en 2014. Du vide dont Anne Hidalgo aimerait faire des logements.

Avant de vendre du vide, il serait peut-être temps de vendre un peu plus vite et (peut-être un peu moins cher) les étages.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.