Après les révélations du journal Le Monde hier sur l’évasion fiscale massive organisée par la banque HSBC, gros plan ce matin sur une histoire concrète racontée par le quotidien britannique The Guardian .

Comment sort-on d’une banque avec des millions en liquide quand on est multi millionnaire, ou le portrait du britannique Richard Caring.

valise de billets
valise de billets © loungerie

Richard Caring, c’est “cash machine”. Pour vous l’imaginer, il faut prendre en gros Richard Branson sans la barbe et le croiser avec Dave pour le sourire. Silhouette impeccable, costumes taillés sur mesure : voici un homme si riche qu’il y a quelques années, il a pu s’offrir « Blair Force one » le jet privé de l’ancien premier ministre britannique.

Sur internet, on le voit aussi aux côtés de Bill Clinton lors d’une sorte de soirée déguisée : il avait payé 900 000 euros le président américain pour qu’il apparaisse en habit d’apparat, somme versée à sa fondation.

Enfin, sa maison, dans un quartier cossu de Londres, est modestement surnommée: « le Versailles de Hampstead ».

Voilà pour vous donner un aperçu de la fortune du monsieur.

Il a constitué cette fortune grâce à la mode. Il estle fournisseur officiel de plusieurs grandes marques britanniques : l’immobilier, la restauration, les discothèques...

Une fortune évaluée à plus d’1 milliard d’euros. Une fortune qui lui a permis, par exemple, de devenir l’un des bienfaiteurs de David Cameron aux dernières élections. Pas un problème pour lui de sortir le prix d’un bel appartement parisien (554.807 euros exactement) pour donner un coup de pouce à la campagne des travaillistes.

Comment son nom est-il sorti dans les Swissleaks d’HSBC?

Un jour de septembre 2005, c’est une scène de film qui fait penser à Ocean’s Eleven : il sort de sa banque genevoise accompagné de son garde du corps. A la main, une valise de billets et à l’intérieur, 2,7 millions d’euros en petites coupures. Une opération sous le sceau de l’impénétrable secret bancaire suisse. Normalement, quand un client émet ce genre de demande, les banques se doivent de refuser, s’ensuit un rapport et la hiérarchie s’en mêle. Mais là, devant l’insistance de ce client milliardaire, la banque a préféré céder, de peur qu’il ne retire ses avoirs

A qui était destiné cet argent? « Question privée » a répondu Caring. A priori, il s’agissait de déposer cet argent originaire d’un compte de Monaco, au nom de la femme d’un de ses meilleurs amis, sur un autre compte. Mais pour quoi faire, nul ne sait… On imagine donc la facilité des trafics en tous genres quand on a cette capacité financière.

Mais aujourd’hui, les choses ont bien changé : à partir de 8.800 euros de retrait, la banque HSBC Suisse met en œuvre les procédures d’alerte.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.