Désormais, les salles obscures doivent faire face à une nouvelle concurrence : celle des home cinéma, le cinéma dans son salon. Un phénomène qui a des répercussions sur toute l’économie du cinéma.

festival EXIT - expo Home cinéma - the pirate cinéma creative application
festival EXIT - expo Home cinéma - the pirate cinéma creative application © the pirate cinema creative application

Sérieusement on n’est pas bien, là ? Avec mon écran plat ultra haute définition, mes enceintes, mon projecteur vidéo, et mon lecteur Blu-ray ? C’est pas mieux qu’au cinéma, là? Je vous signale que je ne suis pas la seule à avoir eu l’idée !

L’an dernier, 845 000 équipements de ce genre se sont vendus en France.

Pour un chiffre d’affaire de 253 millions d’euros.

Un secteur en pleine croissance, juge le cabinet d’études GFK: au moins 5% pour l’année 2015.

Pas surprenant quand on sait que presque 6 millions d’écrans plats se sont vendus l’an dernier. Tout ça pour 2,4 milliards d’euros.

Au total, 28 millions de foyers français sont aujourd’hui équipés. Donc 0 ce rythme- là, les salles peuvent commencer à se faire du souci.

Sauf que ce n'est pas dans nos home cinema que les films sortent en premier . Les salles ont l’exclusivité de la diffusion pendant 4 mois après la sortie du film. 4 mois, donc, avant d’obtenir le film en Vidéo à la Demande et 36 mois si c’est par un abonnement. C’est vrai qu’il faut être patient.

Sans compter que les cinémas ont commencé à répliquer avec des écrans ultra haute définition avec le son Dolby Digital, ou encore le son ATMOS (qui propose un son vertical) et des salles en multiplex. Les innovations gagnent aussi les 5500 écrans de l’hexagone.

Malgré la réplique des salles de cinéma, tout cet équipement sophistiqué des foyers amène forcément à s’interroger sur l’offre de films.D’où l’émergence du e-cinema dont on a déjà parlé ici et des distributeurs comme Wildbunch ou les frères Weinstein, qui décident de sortir leur film sur internet. Cela ne marche pas à tous les coups (le dernier de Wildbunch par exemple le thriller Miséricorde ne fait pas vraiment un carton).

Mais en France, beaucoup d’acteurs du cinéma commencent donc à se demander s’il est vraiment si rentable de bloquer la diffusion des films en salles pendant 4 mois, et s’interrogent sur les moyens de contourner les contraintes.

L’une des manières, c’est de sortir l’œuvre de la catégorie film par exemple.

L'équipe
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.