Le parcours d’une chômeuse qui raconte ses déboires de recherche d’emploi dans un livre, Au boulot chômette ! : tribulations drôles et féroces d’une jeune chercheuse d’emploi , d'Alexandra Tressos-Le Dauphin.

Au boulot chômette!
Au boulot chômette! ©

Aucun misérabilisme dans cet ouvrage. Avec plus de 5 millions de demandeurs d’emploi en France,10,2% de la population active, le parcours de cette jeune femme illustre bien à quel point le chômage n’est pas ou plus un accident de vie, mais une étape. C’est ainsi qu’Alexandra Tressos raconte son parcours: avec humour, sans omettre évidemment les périodes de blues. Elle a 29 ans, elle est jolie, 2 enfants, bac + 3, assistante commerciale dans la région bordelaise.

Etape 1: la perte d’emploi

Son métier: vendre un logiciel de conseil en investissements immobiliers. 2008, la crise: le logiciel ne se vend plus, elle est licenciée. Pas d’amertume envers son patron, et obtient la carte de demandeur d’emploi. C’est plutôt ce qui suit qui fait frémir.

Candidatures spontanées, les entretiens se succèdent, tous positifs, mais jamais suivis d’embauche. Souvent parce qu’on la juge surdiplômée. Et puis il y a surtout les rendez-vous à Pôle Emploi. Alexandra Tressos raconte cette anecdote redoutable: un jour, elle découvre cette barre verticale placée sous le bureau du conseiller responsable des erreurs de paiement : c’est une barre anti coup de pieds.

Etape 2: renoncer au CDI, passer en freelance

Sur les réseaux sociaux, Alexandra est présente partout et fait tout pour se faire remarquer, jusqu’à envoyer une photo d’elle sur un site de vente d’objets.

De fil en aiguille, Alexandra décide de travailler chez elle, grâce à l’ACCRE (Aide au Chômeur créant ou reprenant une entreprise). Elle est exonérée de charges sociales pendant un an. Nouvelle rédactrice web, on la traite de "pisseuse de lignes", mais les premiers clients arrivent et l’activité se met en place.

Etape 3: l’embauche

C’est parce qu’elle est passé par cette case indépendante, qu’elle a fait ses preuves en tant que rédactrice web qu’un recruteur finit par lui offrir le sésame: un poste en CDI en tant que rédactrice web chargée de la communication. L’entreprise: vente en ligne de menuiserie ! Un temps partiel qui lui permet de poursuivre son activité d’autoentrepreneur.

Conclusion : le détour par la case chômage lui a finalement permis de trouver un équilibre.

Si vous êtes dans cette configuration, ce livre est riche en conseils pour passer à l’étape suivante.

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