L’éclairage public français est trop vieux, une directive de l’Union Européenne impose même la disparition de certains lampadaires avant 2015, sous peine de sanctions.

Eclairage public
Eclairage public © oliviergendrin

Savez-vous que vos impôts locaux servent en grande partie à payer l’éclairage de votre ville ?

A Sceaux par exemple, 20 000 habitants, en banlieue parisienne. L’entretien de l’éclairage public coûte 300 à 400 000 euros. Et la facture d’électricité, 100 000 euros chaque année. Le maire Philippe Laurent a donc progressivement remplacé ses vieux lampadaires par des lampadaires à basse consommation. Et pour réaliser de nouvelles économies, il a voulu aller plus loin.

Donc dans ce cas-là, on comprend que les questions de sécurité, même superflues, l’ont emporté sur les questions d’économie d’énergie.

Autres améliorations possibles : pour sa ville de Sceaux, Philippe Laurent est en train d’introduire peu à peu des lampadaires qui baissent d’intensité pendant la nuit.

Mais dans d’autres villes, à Bordeaux par exemple, vous avez des lampadaires intelligents qui ne s’allument que quand ils détectent une présence humaine.

A Limoges, on teste actuellement des leds intégrées dans la chaussée, plus ou moins lumineuses selon l’état de la route. Donc effectivement, les alternatives économiques et intelligentes existent.

Certes il y a des villes qui innovent en matière d’éclairage, mais de manière générale, en France, le parc est plutôt vieillissant. Selon l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la Maîtrise de l’énergie, la moitié des 9 millions de lampadaires français sont obsolètes. Or 9 millions de lampadaires ça fait 35 points lumineux par kilomètre de voie éclairée, ce qui nécessite une puissance de 1260 mégawatts chaque nuit. Pour vous donner une idée, 1260 mégawatts c’est un réacteur nucléaire.

Pourquoi ? Parce que nous avons encore en France, du matériel excessivement consommateur d’énergie comme les lampes à vapeur de mercure. La technologie a plus de 100 ans, elle pollue et n’est pas très efficace.

Une directive de l’Union Européenne impose d’ailleurs leur disparition totale avant avril 2015 sous peine de sanctions. Un immense chantier évalué à 9 milliards d’euros, mais également créateur d’emplois et d’économies d’énergie au bout de quelques années…

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.