Avant, l'évolution "classique" des entreprises françaises consistait à faire leurs preuves dans l'hexagone, avant d’acquérir peu à peu des parts de marché à l'international. Aujourd’hui, de plus en plus de PME et de start-up font le contraire: elles développent d’abord leur activité à l'étranger. C'est la tendance du "born global".

L’idée, c’est de voir grand dès leur naissance. Voici un exemple, avec cejeu vidéo qui devrait réveiller des souvenirs chez les trente-quarantenaires: Les Mystérieuses cités d'or . Elles sont devenues The mysterious cities of gold -en anglais, donc, dans ce jeu produit par Neko, mais également disponible dans huit autres langues.

Cette petite start-up parisienne de vingt personnes a vu grand dès le départ, parce que ces jeux complètement dématérialisés se font par le biais d’applications qui n'ont plus de frontière.

Autre exemple : "Ma Ptite culotte", une marque de lingerie complètement inconnue en France, mais qui fait fureur dans les pays asiatiques.

Charline Goutal, l’une des co-fondatrices :

Mais faire le pari de l'étranger n'est pas donné à tout le monde. Charline Goutal est une ancienne de LVMH. Elle connaissait l'Asie, elle avait travaillé à Shanghai, elle avait donc les codes et les contacts. D'ailleurs, ce sont même les Chinois qui sont venus la chercher pour référencer sa marque sur un site de vente en ligne de made in France.

Le préalable pour partir à l’étranger, c'est évidemment de s’exprimer en anglais , ce qui n'est pas toujours le fort des Français, on le sait, mais là encore, il y a des astuces.

Prenez Polagram , par exemple : c'est une application française qui permet de d'envoyer et d'imprimer des photos depuis un smartphone: 30% de son chiffre d'affaires à l'international, sans doute le double en 2014. Ces Français ont vite vu les limites de Google traduction quand il a fallu traduire leur site et ils ont donc demandé à leurs clients de faire les traductions, en échange de d'impressions gratuites. C'est malin.

Autres précautions à prendre : c'est du bon sens, mais le BA à BA est de commencer par la sécurisation des moyens de paiemen t.

Ensuite, c'est de pouvoir créer un lien avec le consommateur australien, canadien ou coréen et cela passe par un vrai suivi après la vente. Et pour cela, rien ne remplace le contact physique.Pour vendre à l'étranger, il faut donc aussi être à l'étranger.

En clair, pour chercher les Cités d'or, il faut se déplacer.

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