cécile duflot va présenter son projet de loi sur le logement
cécile duflot va présenter son projet de loi sur le logement © reuters

Aujourd'hui, le projet de loi ALUR "Accès au logement et à un urbanisme rénové" présenté par Cécile Duflot, est discuté en deuxième lecture à l'Assemblée nationale.

Parmi les mesures, on trouve la reconnaissance du "logement participatif".

Imaginez que vous puissiez choisir votre logement et vos voisins : c’est le logement participatif.

Vous avez un groupe d'amis ou de gens avec qui vous vous entendez bien et tous ensemble, vous décidez du terrain que vous allez acheter, de l'architecte qui va dessiner les plans du futur immeuble, de l'agencement des appartements et des parties communes que vous allez partager (la buanderie une salle de jeux, etc).

Tout cela sans passer par un promoteur immobilier et sans passer par les HLM. Ce n'est pas un logement social.

Ce n'est pas un logement privé non plus.

C'est ce que Cécile Duflot, ministre du Logement, appelle la "troisième voie" pour accéder moins cher à la propriété. Une troisième voie que son projet de loi entend faciliter. Elle l'expliquait il y a quelques mois à l'occasion des rencontres nationales de l'habitat participatif :

Passer par une loi pour favoriser l'essor de ces logements coopératifs est nécessaire, car que pour l'instant, ces logements n'ont pas d'existence "légale". Conséquence directe: les banques sont encore plus frileuses que d'habitude quand il s'agit de les financer.

Ensuite, une fois la maison construite, ce sont les assurances qui rechignent à garantir une couverture.

Cette loi ALUR va donc permettre à ces propriétaires qui ne rentrent pas encore dans les cases classiques d'obtenir une vraie sécurité.

Il faut dire que le jeu en vaut la chandelle: en terme de prix, le logement vous revient 5% à 15% moins cher qu'un logement "normal". La différence étant, en gros, ce que le promoteur se met dans la poche. Mais si cela vous intéresse, il vous faudra aussi du temps, de la patience et de la persévérance : entre 3 et 8 ans sont nécessaires afin qu'un logement participatif sorte de terre.

Pour l’instant, ces logements participatifs sont très marginaux en France. On compte à peine une quarantaine de maisons ou d'immeubles terminés. Depuis juin dernier, vous avez par exemple, le "village vertical" à Villeurbanne.

Mais il existe plusieurs centaines de projets en germe. Une quinzaine d'immeubles est en cours de réalisation à Strasbourg et certains devraient voir le jour à Montreuil. Toulouse devrait accueillir le plus important d'ici à 2015.

En fait, comme c'est souvent le cas, ce sont les pays du Nord qui sont à l'avant garde de ce genre d'habitat : en Norvège, près de 15% du parc immobilier est géré par ces coopératives et près de 40% à Oslo, la capitale.

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