City on Fire - Garth Risk Hallberg
City on Fire - Garth Risk Hallberg ©

C'est aujourd’hui que sort en France le premier roman le plus cher de l’histoire: City of Fire . Il est signé d’un parfait inconnu Garth Risk Hallberg. Et les éditeurs se sont littéralement embrasés pour ce livre.

Aux Etats-Unis, les enchères ont atteint 2 millions de dollars, emportées par l’éditeur Knopf après une bataille homérique avec neuf autres maisons d’éditions! Hollywood en a déjà acheté les droits et la télé est en passe d'en faire une série.

En France c’est Plon, qui a fini par l’emporter, pour 150 000 d’euros disent certains, mais ce n’est qu’une rumeur, la somme reste secrète.

Vous allez dire queCity of Fire c’est le nouveau Fifty Shades of Grey . Ce n'est pas tout à fait le cas. Voici le pitch réalisé par l’éditeur Knopf aux Etats-Unis

New York 1977.Crime et chômage. Enlèvement d’une jeune fille à Central Park et crime sauvage.

Policiers incompétents, couple de punk gays, deux jeunes bourgeois et un journaliste voyeur: voilà la trame, dans laquelle l’héroïne est en fait la ville elle-même.

Mille pages, que l’auteur a mis six ans à écrire, qu’il désespérait de voir un jour atterrir en librairie et que le Guardian trouve bien trop long d’au moins deux-cents pages, et que le New York Time Magazine trouve saturé de personnages.

Qu’est-ce qui explique alors l’attrait des Français pour ce roman? La crainte de passer à côté d’un best-seller, plus que le roman en soi. Les éditeurs ne savent plus vraiment ce qui fait le succès d’un livre et ne comprennent pas toujours la recette du succès. Sans compter que vous avez aussi ces Américains qui se vendent en France à des dizaines de milliers d’exemplaires et pas dans leur propre pays: Paul Auster, Jim Harrison, James Salter.

Alors quand un roman met le feu outre-atlantique, les français récupèrent les étincelles.

L’autre moralité de l’histoire est la suivante: faites d’abord de votre roman un film, vous en ferez peut-être un best seller.

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