L’Association des Responsables de Copropriété organise son 6ème salon de la copropriété demain à Paris. 7 mois après la loi ALUR initiée par Cécile Duflot qui voulait réglementer les tarifs des syndics. Où en est-on?

Un guide vient d’être publié pour vous aider sur la question des syndics, rédigé par l’ARC et UFC Que Choisir ?

manuel valls promet une application pragmatique de la loi alur
manuel valls promet une application pragmatique de la loi alur © reuters

Une assemblée générale de copropriétaires, avec ses histoires de dégâts de eaux de squats, de réparation d’ascenseurs, de calculs de tantièmes… ça c’est de l’humanité en barre, et des conflits potentiels à n’en plus finir !

Heureusement: il existe en France 10 000 syndics, qui ont inventé ce terme plein de poésie qu’on appelle: « les frais particuliers » et qui font de votre appartement leur rente. Des dérives tarifaires à n’en plus finir.

La loi ALUR de Cécile Duflot devait donc remédier à ces dérives tarifaires.

Sauf que les décrets d’application ne sont toujours pas rédigés, du coup les syndics se sont déjà précipités dans les interstices pour charger la barque.

Un exemple: quand vous vendez un appartement, avec la loi ALUR, on vous demande maintenant ce qu’on appelle « l’état daté » de l’appartement, et bien certains syndics vous facturent un nouveau rapport entre 150 et 300 euros.

Autre exemple : Cécile Duflot voulait encadrer les tarifs des prestations des syndics. Message reçu 5 sur 5 : les syndics vous proposent maintenant des forfaits tout inclus Mesdames Messieurs : 40 à 50% plus cher qu’avant. Au lieu de 10 000 euros d’honoraires annuels, vous payez 15 000 euros.

Et puis c’est sans compter la mythique assemblée générale du soir. Et les horaires des gestionnaires progressifs au fur et à mesure que l’heure tourne: pas inhabituel de voir 100 euros de l’heure en journée 150 entre 18 et 20 heures, 200 euros après 20 heures.

Si vous ajoutez à cela une petite réunion préparatoire de 4 heures, le gestionnaire peut facilement gagner en 8 heures ce que vous vous gagnez en un mois.

S’il y a de l’abus, il suffit de changer de syndic... du moins en théorie.

Car vous savez comme moi qu’on se décourage rien que d’y penser: chronophage, fastidieux, compliqué… Mais sachez qu’il existe une solution: les courtiers en syndic de copropriété. Je vais même vous en citer un le leader: Syneval. Vous lui faites un début de liste de ce que vous exigez de votre syndic et il se charge de trouver le moins cher. C’est le début de la mise en concurrence, pas un mauvais exemple d’humanité pour un martien!

Le sixième salon de la copropriété, ce sera donc demain et jeudi 16 octobre à l’espace Charenton, dans le 12ème arrondissement de Paris. L’entrée est gratuite.

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