Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les menus des cantines en Angleterre sont bien un sujet économique.

Vous faites la grimace: vous imaginez déjà qu’un repas à la cantine en Angleterre, c’est du chou de Bruxelles bouilli en entrée, accommodé de brocolis, avec une petite tranche de bacon et un œuf sur le plat avec en dessert un peu de pudding.

Sauf que tout le problème, justement, c’est que les repas à la cantine en Grande-Bretagne, c’était tout le contraire: friture, sucreries et soda, un menu standard de la cantine, du moins jusqu’à la semaine dernière.

Le gouvernement a débloqué 125 millions d’euros par an pour améliorer l’alimentation en Angleterre et la semaine dernière, une nouvelle règlementation est entrée en vigueur dans les cantines anglaises. Désormais, les écoles doivent servir au moins trois variétés de légumes et de fruits de manière hebdomadaire, les plats frits sont rationnés à deux par semaine. Et bien sûr, elles doivent proposer de l’eau au lieu de jus de fruit.

Maintenant, il faut encourager les élèves à y aller afin que le système devienne rentable. 43% d’entre eux mangent à la cantine aujourd’hui, il en faudrait 50% pour faire baisser le prix des repas.

Pourquoi ce sursaut dans les cantines anglaises ?

A cause de lui: le chef superstar de la télé pour ses recettes de cuisine simples et abordables :

« Je m’appelle Jamie Oliver, j’ai 34 ans, ces 7 dernières années, j’ai travaillé dur pour essayer de sauver des vies à ma manière », nous dit-il. Il a pesé de tout son poids médiatique auprès du gouvernement pour faire changer les choses à l’école.

Obèse
Obèse © PNASH

En effet, l’Angleterre est véritablement devenu l’homme gros de l’Europe. Selon un rapport publié en novembre dernier, un tiers des adultes britanniques sont obèses ; un enfant entre 10 et 11 ans sur cinq . C’est plus qu’aux États-Unis. Résultat : l’obésité coûte 58,6 milliards d’euros par an à l’économie britannique, soit presque autant que le tabac (71 milliards).

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