Dans le 3e arrondissement de Paris, on va peut-être voir apparaître dans quelques semaines les premiers magasins sur le modèle d’Airbnb : des boutiques qui apparaissent et disparaissent au gré des saisons.

Imaginez que vous trouviez, au coin de votre rue, un magasin de chaussures et comme d’un coup de baguette magique, la semaine d’après, un revendeur de raquettes de tennis, puis deux semaines après, un concessionnaire automobile, et ainsi de suite.

Ce coup de baguette magique porte le nom d’un concept qui prend de plus en plus d’envergure: le magasin éphémère ou « pop-up store ». C’est une méthode de marketing qui consiste à ouvrir des magasins pour une très courte période, afin d’attirer ses clients, le temps d’une vente ou d’un évènement.

La start-up Hopshop s’est fait fort de se spécialiser dans le domaine, elle convoite actuellement la rue du Vertbois dans le 3e arrondissement de Paris. Et ce n’est pas n’importe quelle rue, la rue du Vertbois.

Elle fait beaucoup parler d’elle depuis plusieurs mois.

vers une ouverture des commerces le dimanche à paris
vers une ouverture des commerces le dimanche à paris © reuters

C’est là que devait émerger « la Jeune rue », un projet gastronomique écologique et design qui a fini par tourner court.

Un projet ambitieux qui avait séduit les plus grands noms dans ces spécialités. Philippe Starck, Alain Ducasse le designer Tom Dixon étaient de ce projet, sauf que la Jeune Rue avait tout d’un miroir aux alouettes, Cédric Naudon, l’homme d’affaire qui en était le moteur, n’ayant pas tout à fait les moyens de payer ses ambitions et tous ces noms prestigieux.

Voilà donc le projet Naudon remplacé par cette nouvelle idée qui lui fait complètement contrepied: des jeunes pousses et pas des noms installés . Et pour le financement, une levée de fonds.

Il y a trois jours, grâce au financement participatif, Hopshop a donc levé 10 000 euros pour ce nouveau projet, soit un tiers de la somme nécessaire.

Si le projet voit effectivement le jour, l’argent va servir à payer les loyers. L’objectif étant que les créateurs invités dans ces espaces n’aient pas à les payer. En effet, il s’agit de jeunes marques toutes vertes qui sortent du bois pour la première fois.

Le reste de l’année, leur domaine d’existence se limite sur internet. Donc l’avantage pour elle, c’est de se dégager des lourdes charges de bail, de d’achat de mobilier, de décoration.

On a parlé de Hopshop, mais ce n’est pas la seule start-up à avoir compris qu’on était là devant une nouvelle forme de commerce. En France, il y a PopUp Immo, Pop Up Storz, My Pop Up Store, My Pop Corner ou encore Pop My Shop.

Novateur, mais pas nouveau. Aux Etats-Unis, Storefront a très bien compris le filon. L’entreprise a levé plus de 7 millions d’euros en avril l’an dernier.

> La jeune rue initiée par HopShop devrait donc se tenir du 4 au 18 juillet prochain dans le 3ème arrondissement de Paris.

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